Lassaad Ben Ahmed
24 Janvier 2018•Mise à jour: 24 Janvier 2018
AA / Triplo / Jihad Nasr
Le bilan du double attentat perpétré mardi soir à Benghazi, Est de la Libye, s’est alourdi à 22 morts et 21 blessés, entre légers et moyens.
C’est ce qui a été révélé par un communiqué concis, émis par l’hôpital gouvernemental de l’Evacuation sur sa page officielle Facebook et consulté par Anadolu.
Le communiqué a indiqué que l’hôpital «a accueilli à minuit (HL), 22h GMT, 22 morts, en plus de 21 blessés, dont la gravité des blessures est variable, suite à l’explosion de deux voitures piégées devant une mosquée à Benghazi».
D’après le communiqué, «le bilan entre morts et blessés s’élève à 43 personnes».
Mardi soir, une voiture piégée a explosé devant une mosquée située dans la région Salmani à Ben Ghazi, faisant un certain nombre de morts et des blessés. Par la suite, une deuxième voiture piégée a explosé au même endroit, ce qui a alourdi le bilan.
Une source sécuritaire a affirmé à Anadolu, auparavant, qu’un dirigeant militaire de renom, Ahmed Fitouri, commandant de la brigade d’investigation et d’arrestation, était parmi les victimes. Il appartenait aux forces du Parlement dirigées par Khelifa Haftar.
Parmi les personnes touchées, également, figure Mehdi Fellah, directeur de la lutte contre l’espionnage dans l’appareil des renseignements généraux libyens, dépendant des députés.
Plutôt dans la journée du mardi, le commissaire Saïd Miled, dirigeant des forces spéciales, relevant également des forces dirigées par Hafter, a estimé que «l’explosion de la première voiture piégée aurait ciblé une importante personnalité», insistant qu’une enquête a été ouverte à ce sujet.
Jusqu’à 22h15 GMT, aucune partie n’a revendiqué les explosions.
La ville avait connu des assassinats et des attentats contre d’importantes personnalités, par des voitures piégées, dont le dernier en date était en mai 2017 contre Cheikh «Abrik Liouati», un dirigeant des plus grandes tribus de l’est libyen.
Les assassinats par voitures piégées sont revenus en force au début de l’année dernière. Parmi les personnalités visées : l’ancien ministre de l’Intérieur Achour Chaouil, le colonel Mahmoud Ouerfelli et le colonel Salah Houidi, directeur de la sécurité de Benghazi.
Ces opérations étaient séparées, toutes, et les personnalités l'ont échappé belle.
La Libye souffre d’une anarchie sécuritaire et politique, dans la mesure où plusieurs entités armées s’entretuent, depuis la chute du dirigeant libyen Moammer Kadafi en 2011.