Walid Abdallah
23 Janvier 2020•Mise à jour: 24 Janvier 2020
AA / Walid Abdullah
L'administration de l'aéroport international de Mitiga a annoncé, mercredi, la suspension du trafic aérien à l'aéroport jusqu'à nouvel ordre.
C’est ce qui ressort d’un communiqué de l'administration via Facebook, quelques heures après que les milices de Khalifa Haftar ont menacé d'abattre des avions civils s'approchant de l'espace aérien de la capitale et de ses environs.
L'administration a indiqué que les vols seront déroutés vers l'aéroport de Misrata à partir de jeudi.
Les milices de Haftar avaient menacé, mercredi, d'abattre les avions civils s'approchant de l'espace aérien de la capitale, Tripoli, et de ses environs.
Le porte-parole des forces de Haftar, Ahmed Al-Mesmari, a déclaré lors d'une conférence de presse : "Nous annonçons une interdiction de vol sur l'ensemble de Tripoli, y compris l'aéroport de Mitiga, et tout avion militaire ou civil qui décolle ou atterrit à l'aéroport, sera pris pour cible. L'interdiction s'étend de la ville de Gharyan (100 km au sud de Tripoli) à la ville de Tarhouna (90 km au sud-est de Tripoli) aux plages de Tripoli".
Et d’ajouter que tous les avions civils et militaires qui entrent dans la zone spécifiée dans l'interdiction seront des cibles légitimes et que les défenses aériennes ont commencé à appliquer l'interdiction.
Les forces gouvernementales libyennes avaient annoncé, mercredi, le bombardement de l'aéroport international de Mitiga de Tripoli, ciblé par six missiles Grad des milices de Haftar, sans indiquer l'ampleur des pertes humaines ou matérielles.
Et d’estimer que le bombardement "constituait une menace flagrante pour le trafic aérien, et une nouvelle violation du cessez-le-feu par la milice de Haftar".
Une conférence sur la Libye s'est tenue dimanche à Berlin, la capitale allemande, avec la participation de 12 pays et de 4 organisations internationales et régionales, sa déclaration finale a mis l’accent sur la nécessité de respecter le cessez-le-feu instauré après une initiative turco-russe.
En violation répétée du cessez-le-feu, les forces de Haftar lancent des attaques quotidiennes sur Tripoli, complétant une opération militaire lancée par ses forces depuis le 4 avril 2019, pour contrôler la capitale.