Nadia Akari
07 Janvier 2016•Mise à jour: 08 Janvier 2016
AA/Harare / John Cassim
En dépit de des protestations des organisations nationales et internationales de protection de la faune, le gouvernement du Zimbabwe a décidé de maintenir sa vente de plusieurs spécimens d’éléphants à la Chine.
«Nous ne nous excuserons auprès de personne» a déclaré le ministre zimbabwéen de l’Environnement, de l’Eau et du Climat, Oppah Muchinguri-Kashir, lors d’une interview, dimanche, avec le journal Herald.
«Pas même une seule fois, parce que notre peuple vivent avec une importante population d’éléphants et supportent la difficulté à interagir avec eux» a affirmé Muchinguri-Kashir.
D’après la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES), la population d’éléphants du Zimbabwe n’est pas nécessairement menacée d’extinction, mais pourrait le devenir si son commerce n’est pas strictement régulé.
Le gouvernement zimbabwéen a récemment exporté 24 éléphants vers la Chine, tandis que 170 autres devraient les rejoindre par bateau.
Les éléphants sont destinés au Parc safari de Chimelong, dans la province de Guangdong, en Chine, où les animaux apparaissent souvent dans des spectacles de cirque.
Le gouvernement zimbabwéen estime qu’il existe 84 000 éléphants dans le pays, mais les défenseurs de l’environnement contestent ce chiffre.
Lors d’une interview mercredi avec l’Agence Anadolu (AA), le président du Groupe de travail pour la défense de l’environnement au Zimbabwe [Zimbabwe Conservationist Task Force] Johnny Rodrigues, a qualifié la vente d’«inhumaine», en insistant sur le fait que les considérations financières sont la principale motivation de cette transaction.