Nadia Chahed
30 Octobre 2018•Mise à jour: 30 Octobre 2018
AA/Tunis
L'Algérie est pour la France un partenaire économique "majeur", a déclaré le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian.
Le Drian s'exprimait, lundi à Paris à l'issue des travaux de la 5e session du Comité mixte économique franco-algérien (COMEFA) et de la 4e session du dialogue stratégique algéro-français, a rapporté mardi l'agence de presse algérienne (APS).
Il est de la responsabilité de la France et de l'Algérie de travailler "ensemble" dans la résolution des crises, a-t-il souligné.
"Nous sommes convaincus que le partage d'expériences et d'initiatives d'échanges opérationnels sont essentiels pour y répondre sur la scène régionale, notamment au Mali et en Libye. L'Algérie est un partenaire incontournable et il est de notre responsabilité de travailler ensemble à la résolution des crises qui affectent la stabilité de notre environnement et nous sommes sur beaucoup de ces sujets complètement en phase", a souligné le responsable français.
"Nous avons des initiatives communes et nous voulons poursuivre dans cette logique en pleine insertion avec les engagements pris au niveau des Nations unies en ce qui concerne le Mali et la Libye, en particulier", a-t-il ajouté.
Il a, en outre, indiqué avoir commencé à réfléchir avec son homologue algérien, Abdelkader Messahel, "à la mise en œuvre du sommet des deux rives qui permettra de donner une relation commune pour le développement des deux rives de la Méditerranée".
Revenant sur le volet économique, le chef de la diplomatie française a noté que l'Algérie est pour la France un partenaire économique "majeur".
"Ce sont plus de 8 milliards d'euros d'échanges commerciaux chaque année avec plus de 7000 entreprises françaises travaillant avec l'Algérie. Ce sont aussi près de 500 entreprises françaises implantées en Algérie qui emploient 40.000 personnes et qui génèrent 100.000 emplois indirects dans les domaines stratégiques pour nos deux pays que ce soit l'automobile, le transport, la santé, l'agriculture", a-t-il expliqué,.
Cité par le même média, le ministre français de l'Economie et des Finances, Bruno Lemaire, a souligné que le COMEFA a confirmé la volonté commune de la France et de l'Algérie de renforcer leurs relations économiques.
"La France et l'Algérie sont deux partenaires économiques absolument majeurs. Ils sont engagés, l'un comme l'autre, dans une transformation de leur économie. La France veut une économie qui soit plus compétitive, une économie d'exportation, veut renforcer son secteur industriel et l'Algérie est dans une transformation visant à diversifier son économie", a-t-il déclaré.
Pour lui, la signature lundi soir de la déclaration d'intention pour la création d'un fonds d'investissement bilatéral "traduit de manière très concrète notre volonté de renforcer nos investissements de la France en Algérie et de l'Algérie en France", expliquant qu'avoir un fonds d'investissement commun est un outil "extraordinairement utile et efficace pour renforcer notre partenariat qui repose sur des projets très concrets qui doivent être bénéfiques aux deux pays, en termes d'investissement, de savoir-faire, de formation".