Nadia Chahed
11 Janvier 2018•Mise à jour: 11 Janvier 2018
AA/Kinshasa/Pascal Mulegwa
Les autorités congolaises ont remis en cause la bonne volonté de la Belgique qui a décidé mercredi de revoir sa coopération "bilatérale" avec la République démocratique du Congo (RDC) Jusqu'à "l'organisation d'élections crédibles", prévues le 23 Décembre 2018.
"Ce n’est pas vraiment sur la Belgique que nous comptons pour développer ce pays, mais nous redoutons de leur bonne foi sur la paix et le processus électoral en cours" , a déclaré à Anadolu le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende.
La Belgique a mis fin à une série d'interventions qui devaient être mises en œuvre directement par les autorités congolaises, selon un communiqué publié mercredi soir à l'issue d'une réunion de la commission des Relations extérieures du parlement belge.
Cela concerne des interventions pour un montant total de 25 millions d'euros, qui seront désormais affectés "au profit de l'aide humanitaire et d'autres initiatives répondant aux besoins les plus pressants de la population", selon le même texte.
"Malheureusement, nous ne cessons de constater que la Belgique veut soutenir un putsh à la place du processus électoral […] Nous allons tout faire pour empêcher cela", a dénoncé Mendé
Le chef de la diplomatie Belge Didier Reynders et son homologue de la coopération Alexandre De Croo ont annoncé dans le même communiqué qu’ils placeront la RDC sur l’agenda international européen, "aussi pour demander de l’attention" aux besoins humanitaires de la population.
Les relations entre la RDC et la Belgique sont tendues depuis près de deux ans.
Régissant à des critiques émises par le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders au lendemain de la nomination par Kabila d’un transfuge de l’opposition au poste de premier ministre, Kinshasa avait décidé en avril 2017 de suspendre sa coopération militaire avec la Belgique.
La Belgique s’est, également, montrée hostile au maintien au pouvoir du président Joseph Kabila au delà de son dernier mandat constitutionnel arrivé à terme le19 décembre 2016.