Ibrahim Salih Omer
15 Juin 2016•Mise à jour: 16 Juin 2016
AA / Addis-Abeba / Ibrahim Salah
La présidente de la Commission de l’Union africaine (UA), Nkosazana Dlamini-Zuma, a fait part de sa «profonde inquiétude» après les affrontements frontaliers survenus entre l’Ethiopie et l’Erythrée, dans un communiqué de l'UA, publié mercredi et dont Anadolu a eu copie.
Nkosazana Dlamini-Zuma a appelé les gouvernements d’Asmara et d’Addis-Abeba à faire preuve d'un "maximum de retenue'' et à éviter toute déclaration ou action à même d’aggraver une situation, déjà tendue.
«Il est possible de résoudre les différends entre les deux pays et de jeter les bases d’une paix permanente entre eux à travers le recours aux voies pacifiques», lit-on dans le communiqué.
Dlamini-Zuma a, par ailleurs, regretté l’absence d’amélioration dans les relations entre les deux capitales.
«En dépit des seize ans écoulés depuis la signature de l’accord de paix d’Alger entre l’Ethiopie et l’Erythrée sous l’égide de l’UA, les relations entre les deux pays n’ont enregistré aucune amélioration», ajoute le communiqué.
«L’UA est disposée à aider les deux parties à résoudre les défis qui se posent et à normaliser leurs relations», conclut le communiqué.
Mardi, le porte-parole du gouvernement éthiopien avait annoncé l’arrêt des affrontements, enclenchés dimanche, entre les forces armées des deux pays dans la région frontalière de Tsorna.
Les relations entre les deux pays continuent à être particulièrement tendues, après la guerre frontalière déclenchée en mai 1998, et qui a pris fin en 2000, par un cessez-le-feu, après une médiation africaine dirigée par l’Algérie. L’Erythrée et l’Ethiopie ont pourtant signé un accord de paix en 2002.