Nadia Chahed
29 Novembre 2019•Mise à jour: 29 Novembre 2019
AA/Tunis
La justice guinéenne a remis en liberté provisoire dix responsables et militants d’opposition à l’origine des manifestations qui secouent le pays depuis le début du mois d’octobre, ont rapporté des médias africains et français.
Leur procès en appel est prévu pour le 5 décembre, précise l'hebdomadaire "Jeune Afrique".
L’annonce de leur remise en liberté jusqu’à leur procès en appel, le 5 décembre, a été saluée aux cris de "Liberté ! Liberté !", scandés par des centaines de leurs partisans rassemblés dans la salle d’audience et à l’extérieur du tribunal de Conakry, selon la même source.
Ces opposants avaient été reconnus coupables d’avoir causé des troubles graves, en appelant les Guinéens à manifester contre un éventuel troisième mandat du président Alpha Condé, et à paralyser l’économie guinéenne à partir du 14 octobre, rappelle encore Jeune Afrique.
Jeudi, les avocats des dix opposants condamnés en première instance à des peines allant de 6 mois à deux ans ferme ont obtenu devant la Cour d’appel le report d’une semaine de l’audience sur le fond pour préparer leur défense, ainsi que leur remise en liberté d’ici là, précise le même média.
"Nous prenons acte de cette décision de remise en liberté et laissons la justice faire son travail en toute indépendance. Ce qui est une exigence démocratique", a déclaré à Jeune Afrique Souleymane Keita, conseiller chargé de mission à la présidence de la république et membre du bureau politique du parti au pouvoir, le RPG-Arc-en-Ciel.