Esma Ben Said
27 Septembre 2017•Mise à jour: 27 Septembre 2017
AA/Abidjan/Fulbert Yao
Le gouvernement ivoirien a assuré mercredi « prendre acte » de la décision du Tribunal international du droit de la mer (TIDM) sur le nouveau tracé de la frontière maritime avec le Ghana, promettant de « respecter » le jugement rendu le 23 septembre dernier.
« le Conseil prend acte de cette décision et prend l’engagement, au nom de la Côte d’Ivoire, de la respecter et de la mettre en œuvre », a déclaré le ministre de la communication Bruno Koné, à l’issue d’un conseil des ministres.
«La grande satisfaction, encore une fois, c’est la clarification que cela apporte. Clarification qui va donc permettre aux investisseurs, de part et d’autre, d’y aller plus franchement, plus sereinement parce qu’il n’y a plus de risques. Il n’y a plus cette épée de Damoclès sur leur tête relative à cette frontière », a-t-il insisté.
« La Côte d’Ivoire n’avait rien à perdre dans ce dossier, (…) la partie qui aurait pu perdre quelque chose, c’est l’autre partie qui, elle non plus, n’a pas perdu puisque le tracé d’aujourd’hui permet de préserver le gros gisement offshore de la partie ghanéenne », a commenté le porte-parole du gouvernement.
Le 23 septembre dernier, en effet, le tribunal international du droit de la mer (TIDM), a émis un arrêt qui met définitivement un terme au différend qui opposait la Côte d’Ivoire et le Ghana sur le tracé de la frontière maritime depuis 2007.
Dans sa décision, le TIDM a calculé le tracé unique de la frontière maritime, qui s'impose désormais aux deux parties en utilisant le principe de l'équidistance défendu par le Ghana.
La frontière maritime ivoiro-Ghanéen traverse un gisement de pétrole offshore d’environ 2 milliards de barils de réserves de pétrole et 1,2 billions de pieds cubes de gaz naturel.