Fatma Bendhaou
01 Décembre 2020•Mise à jour: 01 Décembre 2020
AA/ Abidjan/ Fulbert Yao
Les groupes parlementaires de l’opposition en Côte d’Ivoire ont boycotté mardi les travaux de la session budgétaire, dénonçant le contexte socio-politique délétère, marqué par des arrestations qui ne garantissent pas leur sécurité, malgré leur immunité parlementaire.
Les groupes parlementaires du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI), principale formation d'opposition, Vox Populi et Rassemblement (proche de l'opposant Guillaume Soro) ont dénoncé "des faits sans précédent dans le fonctionnement" de l'institution, selon un communiqué commun.
Ils ont exigé "la libération sans délais des députés" et des sénateurs "en détentions et l’arrêt des poursuites judiciaires".
Début novembre dernier, plusieurs parlementaires et sénateurs de l'opposition ont été mis aux arrêts. Parmi eux, figurent l'ancien Premier ministre Pascal Affi N'Guessan et Maurice Guikahué, numéro deux du PDCI.
Ils ont été arrêtés, pour acte de sédition, après que l'opposition, qui ne reconnaît pas la réélection pour un troisième mandat du président Alassane Ouattara, a créé "le Conseil national de transition".
Pour exiger leur libération, l'ancien président Henri Konan Bédié, chef de file de l'opposition, a suspendu le dialogue avec le pouvoir, amorcé le 11 novembre dernier.
Le dialogue avait été lancé pour ramener le calme suite aux violences électorales liées à la présidentielle, qui ont fait au moins 85 morts, selon un bilan officiel.