Lassaad Ben Ahmed
25 Octobre 2020•Mise à jour: 05 Novembre 2020
AA / Abidjan / Fulbert Yao
16 personnes sont mortes dans les affrontements inter-communautaires qui se sont déroulés de lundi à mercredi dernier à Dabou, à 30 km à l'ouest d'Abidjan, a annoncé le gouvernement ivoirien dans un communiqué, samedi soir.
Le gouvernement annonce également que les affrontements ont fait « 67 blessés ; 03 maisons d’habitation et 01 ferme avicole incendiées ; 10 véhicules de transport en commun incendiés ; plusieurs biens emportés; 52 individus interpellés ; 12 fusils calibre 12 et 70 machettes saisis. »
Le département de Dabou est sous couvre-feu jusqu'à dimanche, suite à ces événements. Un important dispositif sécuritaire a été déployé dans la ville. Le calme est revenu depuis jeudi, a indiqué la même source.
Selon des témoins sur place, les affrontements ont opposé la population locale à des jeunes Malinké (Ethnie du Nord réputée favorable à Alassane Ouattara).
« Les premières investigations ont révélé que ces actes ont été suscités, avec la présence d’individus non résidents dans la localité qui ont indistinctement porté atteinte à l’intégrité physique et aux biens des membres des deux communautés en ayant pour sombre dessein de créer un conflit inter-communautaire », indique le gouvernement dans le communiqué.
Il assure, par ailleurs, que les « investigations se poursuivent en vue de rechercher et interpeller aussi bien ceux qui commettent personnellement ces actes, que ceux qui incitent à les commettre ».
Au moins une trentaine de personnes sont mortes en Côte d'Ivoire depuis le mois d'août dernier dans des violences liées à la présidentielle du 31 octobre, pour dénoncer les "irrégularités" du processus électoral et la candidature de l'actuel président Alassane Ouattara à un troisième mandat.