Nadia Chahed
04 Octobre 2017•Mise à jour: 04 Octobre 2017
AA/Abidjan/ Fulbert Yao
La reprise d'affrontements, ces derniers jours, entre deux communautés rivales sur fond de conflit foncier, dans la forêt de Goin Débé, dans l'Ouest ivoirien, ont provoqué le déplacement de près de 3 mille personnes, a appris Anadolu, mercredi auprès d’une source humanitaire locale.
Le conflit foncier entre les communautés Wé et Baoulé vivant dans la forêt de Goin Débé, à Guiglo a repris lundi et mardi après quelques jours d’accalmie, poussant quelques 3 000 personnes à se déplacer, a indiqué à Anadolu, Theodore Tanoe, le responsable local de la Croix-rouge.
«Jusqu’à hier (mardi), nous étions à environ 3.000 déplacés et les gens continuent à venir », a précisé Theodore Tanoe.
Les déplacés ont été répartis entre la cour de la préfecture de Guiglo, le foyer des jeunes et les locaux de l’ex-Autorité pour le désarmement, la démobilisation et la réintégration des ex-combattants, a précisé la même source.
Interrogé sur les motifs de la reprise des heurts, Tanoe a évoqué la découverte des corps de deux individus ( un de la communauté Wé et un Burkinabé) dans la forêt quelques jours après les violences de la semaine écoulée.
Accusant les jeunes baoulés d’être les auteurs de ces meurtres, la communauté wè s’en est pris aux membres de cette communauté rivale.
Un différend foncier oppose depuis septembre les deux communautés. Les jeunes autochtones ( Wé) des villages riverains de la forêt ceux des populations allogènes (Baoulé) se disputent le droit de cultiver des parcelles de terre dans la forêt.
Depuis le début des affrontements deux missions gouvernementales ont été dépêchées sur place afin de cerner les contours du conflit communautaire et d’apporter l’assistance et le réconfort aux populations déplacées.
A l’occasion de ces missions, les populations ont reçu des dons en espèces, en vivres et en non vivres, d’un montant total de 130 millions de francs CFA (233.000 dollars).