Nadia Chahed
15 Avril 2017•Mise à jour: 15 Avril 2017
AA/Casablanca/Mohammed Taleb
Seuls 90 conseillers sur les 120 que compte la Chambre haute marocaine ont été présents lors de l'ouverture des travaux de la session d'avril, au titre de l'année législative 2016-2017, a rapporté le correspondant d'Anadolu.
Du côté du gouvernement, seuls trois ministres ont pris part à cette séance. Il s’agit, en l’occurrence, du ministre en charge des relations avec le Parlement, Mustapha El Khalfi, du ministre de la Justice, Mohamed Aoujar, et de celui de l’Economie et des finances, Mohamed Boussaid.
Cette timide reprise succède à une session d’automne quasi-blanche, blocage politique oblige, la Chambre des Conseillers marocaine a tenu, vendredi, une séance plénière consacrée à l'ouverture des travaux de sa session d'avril, au titre de l'année législative 2016-2017.
Faisant preuve de retenue en l’absence des orientations du programme gouvernemental, non encore présenté par le chef du gouvernement, le président de la chambre des Conseillers, Hakim Benchamach s’est contenté, dans un discours d'ouverture, d’un rappel des activités durant l’intersession, laissant sur leur soif ceux qui s'attendaient à un discours sur les chantiers de la prochaine législature.
Benchamach a, notamment, précisé que son institution apportera son soutien au nouveau gouvernement selon le principe de séparation et d'équilibre des pouvoirs entre le législatif et l'exécutif.
Cette séance plénière, qui se tient conformément aux dispositions de l'article 65 de la Constitution a été suivie d'une deuxième séance plénière consacrée à l’élection du premier vice-président.
Le député du parti de l'Istiqlal (PI), Abdessamad Qayouh, unique candidat pour le poste a été élu à la majorité (87 voix sur les 90 exprimées).
La déclaration gouvernementale prévue initialement ce vendredi devant les deux chambres du parlement a été reportée au début de la semaine prochaine.
Le nouveau chef du gouvernement devrait exposer lundi les grandes lignes du programme gouvernemental, mais seule la chambre des représentants votera pour ou contre ce programme.
Il est attendu que le gouvernement, bénéficiant d’une majorité confortable (240 sur 395), obtienne la confiance du parlement.