Esma Ben Said
04 Mai 2018•Mise à jour: 04 Mai 2018
AA/Pascal Mulegwa
Près d’un million de personnes ont été assistées l’an dernier en Centrafrique théâtre des violences armées causant des déplacements massifs de populations depuis près de cinq ans, ont indiqué vendredi les Nations-Unies.
En 2017, "les projets financés par le Fonds Humanitaire pour la République centrafricaine ont permis d’apporter une assistance humanitaire à 990.858 personnes", indique le rapport annuel du Fonds humanitaire parvenu à Anadolu.
Grâce aux contributions des donateurs, le Fonds a alloué 22,1 millions de dollars – représentant 11,5% des financements reçus à travers le Plan de réponse en 2017 – à la mise en œuvre de 63 projets de réponse d’urgence, s’est félicité le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), dans un communiqué publié vendredi et annonçant ce rapport.
L’an dernier a été marquée par une "forte augmentation des besoins humanitaires suite à la recrudescence de la violence et la multiplication des foyers de tension", a indiqué OCHA notant que certaines zones autrefois relativement stables "ont basculé dans la violence et d'autres qui avaient tendance à revenir au calme sont retombées dans l'instabilité".
Cette ’insécurité croissante a "accentué la vulnérabilité des communautés déjà touchées par la crise humanitaire en cours, forçant des milliers de personnes à quitter leur foyer et à chercher une protection", a rendu compte le bureau onusien.
En Centrafrique, le nombre des déplacés internes est passé de 400.000 à 688.700 entre janvier et décembre 2017, d’après le même rapport relevant un déficit de financement "aggravé" par la dégradation "continue" de la situation sécuritaire.
La réponse a été possible grâce à l’appui de 31 organisations humanitaires, partenaires du Fonds humanitaire pour la Centrafrique, dont six ONG nationales, 21 ONG internationales et six agences des Nations Unies.
Depuis 2013, ce pays de moins de 5 millions d’habitants ou d’environ 623 000 Km est secoué par des violences impliquant des groupes armés qui contrôle la majeure partie du territoire national. L’Etat épaulé par l’ONU exerce prématurément son autorité sur une maigre partie du territoire.
La violence - de groupes armés - qui régnait en provinces a gagné la capitale Bangui depuis Avril. Début Mai, un prêtre catholique a été tué dans l’attaque de sa paroisse et une vingtaine d’autres personnes ont perdu la vie dans les violences
communautaires aux abords du PK5, un quartier sur la ligne de front qui oppose des groupes armés de la capitale centrafricaine.