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02 Janvier 2021•Mise à jour: 03 Janvier 2021
AA/Bangui
Il y a environ sept ans de cela personne n’aurait pu imaginer que les habitants du Km 5, ce grand quartier à majorité musulmane, allaient un jour pouvoir circuler librement dans les rues de la capitale centrafricaine Bangui.
À l'époque, s’aventurer en dehors du quartier était synonyme de suicide. Aujourd'hui, les choses ont changé. Musulmans et Chrétiens vivent dans une parfaite harmonie, selon les habitants. Ceci est dû aux efforts du président de la République et ses nouveaux alliés qui ont pu mettre fin à l’insécurité surtout dans la ville de Bangui, estiment plusieurs habitants de la capitale rencontrés par Anadolu.
Le km5, noyau commercial de la capitale vit aujourd’hui sans crainte d’attaque. Les forces armées centrafricaines patrouillent les quartiers principaux de la ville sous l’applaudissement des jeunes. Le déploiement des casques bleus, et la présence des militaires russes et rwandais a contribué à freiner l’avancée des groupes armées vers la capitale..
Toutefois les affrontements entre les groupes armés et les militaires russes enregistrés depuis une dizaine de jours, principalement sur le corridor Bangui-Douala (capitale économique du Cameroun), rendent l'approvissionnement en marchandises trés compliqué et souvent impossible, provoquant une pénurie et une hausse des prix des produits de première nécessité.
Pour Ismail Hassan, commerçant du Km 5 rencontré par Anadolu, la coupure de plusieurs axes routiers a engendré une hausse de tous les produits de base, notamment la farine, le riz, le sucre, les boites de sardine ainsi qu'une pénurie en la matière.
Assis devant son commerce non loin de Hassan, Dido Suleyman, qui a fui kaga-Bandoro (centre) à cause de l’insécurité et les menaces des groupes armées, attend sans illusions les rares clients qui risquent de se présenter.
Abordé par Anadolu, il raconte que dans la ville de Kaga-Bandoro, les groupes armés exigeaient des sommes exorbitantes pour assurer la protection des commerces.
"Alkatim (chef rebelle-ndlr) m’a menacé de mort, il nous oblige à payer des amendes, il m’a emprisonné, et je devais payer pour retrouver ma liberté , le pays va mal suite aux menaces des rebelles de marcher sur Bangui , tout est devenu cher”, déclare-t-il.
A l’entrée de sa boutique, des affiches électorale du président Fautsin Touadéra sont accrochées "nous, le peuple , nous avons fait notre devoir en votant , c’est à celui qui deviendra président de rétablir la sécurité , cela fait des années et des années qu’on vit dans l’insécurité “
Sur l’avenue principale , une vielle femme essaye de négocier avec un vendeur pour baisser le prix d’un petit lot d’oignons , 5 oignons coûtent 5000 FCFA( 9dollars) , le vendeur, Mahamat Baha, nous informe que "cela ne coûtait que 500 FCFA quand les routes étaient ouvertes".
"On est obligé d’aller chercher les oignons chez les femmes qui les cultivent dans leurs jardins et de les revendre à des prix très élevés", poursuit le vendeur.