Lassaad Ben Ahmed
04 Janvier 2021•Mise à jour: 04 Janvier 2021
AA / Peter Kum
La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République Centrafricaine (Minusca) a condamné avec la plus grande fermeté, dimanche, les attaques menées par des groupes rebelles contre les villes de Damara (Ombella-M’Poko, 70 km au nord de Bangui) et Bangassou (Mbomou, sud-est), respectivement samedi et dimanche, le 2 et le 3 janvier.
Le représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies et chef de la Mission, Mankeur Ndiaye, a affirmé dans un communiqué, dimanche, qu’« il ne fait aucun doute que toutes ces attaques s’inscrivent dans un contexte de perturbation des élections, avant, pendant et après les scrutins ».
Selon la Mission, à Damara, « des éléments armés alliés à l’ancien président centrafricain François Bozizé ont attaqué la ville, samedi matin » et « les corps de huit éléments armés ont été retrouvés ».
A Bangassou, dimanche, les attaques ont commencé vers 05h30 « avec des tirs à l’arme lourde contre le poste militaire des FACA (Forces armées centrafrcaines, NDLR)» et « les tirs ont cessé aux environs de 10h00 mais la situation reste tendue dans la ville ».
La Minusca a souligné que « les corps de cinq éléments armés ont été retrouvés » et les deux militaires centrafricains blessés lors des combats ont été évacués à Bria.
Selon les médias locaux, la ville de Bangassou est désormais contrôlée par les rebelles de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC).
Le journal centrafricain en ligne, « Corbeaunews » a souligné que « l’information a été confirmée par de nombreuses sources militaires et civiles ».
« Selon ces mêmes sources, les soldats FACA se sont retirés de la ville, et sont désormais basés au sein de la base locale de la Minusca. La ville est désormais contrôlée par les rebelles qui sont visibles partout dans les rues », a précisé le journal.
Dans un communiqué, dimanche, le parti de Francois Bozize, Kwa Na Kwa (KNK), a annoncé que son siège à Bangui a été « perquisitionné et vandalisé », dimanche après-midi, « par la garde présidentielle ».
François Bozize président du KNK est accusé de former une coalition de rebelles pour marcher sur Bangui.
La Centrafrique a été ravagée par une guerre civile après qu’une coalition de groupes armés, avait renversé le régime du président François Bozizé en 2013.