Nadia Chahed
08 Août 2017•Mise à jour: 09 Août 2017
AA/Bangui/Sylvestre Krock
Trois véhicules d'un convoi humanitaire ont été pillés le 5 août dernier par des hommes armés à Batangafo dans le nord de la Centrafrique, a rapporté mardi le Réseau des Journalistes pour les Droits de l’Homme en République Centrafricaine(RJDH).
Selon les informations de la Coordination humanitaire, "un convoi de 8 camions a été intercepté, le 5 août, par des hommes armés au quartier Lakouanga à Batangafo et trois camions ont été pillés", indique la même source.
Selon l’évaluation faite par des humanitaires, ce pillage représente 2 554 tonnes de vivres emportés (1 235 tonnes de céréales et 1 219 litres d’huile), note encore RJDH.
Citant le rapport hebdomadaire publié lundi par la Coordination des Affaires humanitaires (OCHA), le site centrafricain rapporte que la situation sécuritaire est relativement calme à Batangafo après les affrontements entre les groupes armés du 29 juillet au 2 août 2017. Il indique en outre que "le bilan de ces affrontements fait état de 221 abris incendiés sur les sites, 24 décès dont 14 civils, 17 blessés dont 3 civils et plusieurs maisons pillées".
Le secrétaire général adjoint de l'ONU pour les Affaires humanitaires, Stephen O'Brien avait déclaré lundi soir à New York que quelque 180.000 personnes ont quitté cette année leurs domiciles en Centrafrique, portant à plus d'un demi-million le nombre de déplacés dans ce pays.
"Les signes avant-coureurs de génocide sont là (...) Nous devons agir maintenant, ne pas réduire l'effort de l'ONU et prier pour ne pas avoir à vivre en le regrettant", a-t-il dit.
Le responsable onusien a également déclaré avoir été "horrifié" lors d'une visite dans une église catholique à Bangassou (sud) où 2 mille musulmans ont trouvé refuge il y a trois mois, et qui sont toujours encerclés par des combattants chrétiens menaçant à chaque instant de les tuer.
Le RJDH /RCA est une association apolitique et à but non lucratif de droit centrafricain. Il a été initié par les journalistes, pour capitaliser les acquis de la formation et maintenir le contact avec les organisations de défense des droits de l’homme.