Nadia Chahed
13 Janvier 2021•Mise à jour: 14 Janvier 2021
AA/Peter Kum
Des groupes rebelles ont lancé mercredi matin des attaques dans la périphérie de la capitale centrafricaine, Bangui. Au moins 30 rebelles et un casque bleu ont été tués, selon des sources officielles.
Le « bilan provisoire » de deux attaques menées par des rebelles centrafricains mercredi aux portes de Bangui contre l'armée et les Casques bleus, fait état de « 30 assaillants tués, 5 capturés et des armes saisies », a annoncé sur sa page Facebook officielle, le Premier ministre centrafricain, Ngrebada Firmin.
Dans un communiqué publié mercredi soir, le porte-parole de la mission onusienne en Centrafrique, Vladimir Monteiro, a déploré « la perte d’un casque bleu » et exprimé sa solidarité à un autre qui a été blessé lors de ces attaques près de Bangui.
Il a aussi souligné que « les éléments des groupes armés ont subi des pertes en vies humaines, certains ont été arrêtés et des armes saisies ».
Selon le porte-parole de la Mission des Nations Unies en Centrafrique (Minusca), ces attaques ont été menées par « des groupes armés coalisés anti-Balaka, UPC, 3R et MPC et leurs alliés politiques notamment l’ancien président François Bozizé ».
Il s’agit des premiers affrontements aux portes de Bangui depuis que les rebelles ont annoncé une offensive il y a près d’un mois.
Le 19 décembre, une coalition de six groupes armés qui occupent le deux tiers du territoire centrafricain, avait annoncé une offensive pour « marcher sur Bangui ».
Ces nouvelles attaques interviennent le jour où le Conseil de sécurité de l'ONU doit se réunir, à la demande de la France, pour se pencher sur situation en Centrafrique.
À l'ordre du jour : la présence de troupes étrangères et de mercenaires dans ce pays et l'embargo sur les armes, en vigueur depuis le début de la guerre civile.