Mohamed Hedi Abidellaoui
21 Juin 2017•Mise à jour: 21 Juin 2017
AA/ Extrême-Nord (Cameroun)/ Peter Kum
Un sous-officier de l’armée camerounaise a été tué par une mine de Boko Haram, dans l’Extrême-Nord du Cameroun, selon le gouverneur de la région Midjiyawa Bakari.
«L’adjudant-chef du 42ème bataillon d’Infanterie motorisée a été tué, mardi soir, par une mine de Boko Haram, lors d’une patrouille pédestre sur l’axe Zamga – Djibrilli, vers la frontière entre le Cameroun et le Nigéria», a affirmé le gouverneur, dans une déclaration mercredi à Anadolu.
Un autre soldat grièvement blessé par l’explosion de ladite mine a, quant à lui, été transporté d’urgence par un aéronef de l’armée camerounaise à un hôpital de la capitale régionale de l’Extrême-nord, Maroua, d’après d’autres sources militaires.
Plusieurs mines auraient été implantées, tout au long de la frontière entre le Cameroun et le Nigéria, par des membres du groupe terroriste nigérian, selon les mêmes sources. Ces mines ont coûté la vie à plusieurs soldats et civils camerounais.
Les gouvernements américains et français avaient pourtant équipé l’armée camerounaise de détecteurs de mines, mais l’état délabré de l’infrastructure et les pluies rendent l’accès très difficile aux zones minées.
Les attaques de Boko Haram se sont multipliées, ces derniers temps, dans l’Extrême-Nord camerounais qui avait connu une certaine accalmie, après le durcissement des frappes par la Force mixte multinationale (FMM), chargée de la lutte contre le groupe terroriste.
Les nouvelles incursions et attaques de Boko Haram dans l’Extrême-Nord sont la preuve que le groupe armé nigérian est à l'origine d'attaques et d'exactions qui ont fait des milliers de morts et des millions de déplacés, garde sa capacité de nuisance, bien qu’il ait été affaibli par les frappes de la FMM.