- La région d'Extrême-nord a connu au moins 13 décès attribués à Boko Haram depuis le début du mois d’avril.
Lassaad Ben Ahmed
12 Avril 2020•Mise à jour: 16 Avril 2020
Cameroon
AA / Yaoundé / Peter Kum
Au moins deux civils ont été tuées dans un attentat-suicide perpétré dans la nuit de samedi à dimanche, par le groupe terroriste Boko Haram dans l'Extrême-Nord du Cameroun, a rapporté à Anadolu le gouverneur de l’Extrême-Nord, Bakari Midyiyawa.
« Vers 21h 45 (heure locale / GMT+1), un kamikaze a déclenché son engin explosif où des membres du comité de vigilance étaient regroupés pour veiller sur le village Assigachia situé vers Kolofata dans le département du Mayo Sava à l’Extreme-Nord », a rapporté le gouverneur.
« Trois personnes dont deux membre du comité de vigilance et le kamikaze ont trouvé la mort dans l’explosion de la bombe. Un autre membre du comité de vigilance a été grièvement blessé », a-t-il précisé.
L’Extrême-nord du Cameroun qui partage une très longue frontière avec le Nigeria où Boko Haram est né en 2009, est souvent touché par des attentats menés par le mouvement terroriste.
Au moins 13 personnes dont des civils et des militaires ont été tués dans la région dans des attaques de Boko Haram depuis le début du mois en cours, selon un décompté dressé par Anadolu.
Dans la nuit du 5 au 6 avril dernier, sept civils ont été tués et 15 autres blessés dans un autre attentat attribué à Boko Haram dans la localité d’Amchidé.
Dans la même journée du 6 avril, deux officiers de l’armée camerounaise ont été tués dans une embuscade tendue par des combattants de Boko Haram à Zigagué dans le Lac Tchad où le président tchadien, Idriss Deby vient d’administrer une foudroyante raclée contre Boko Haram.
Depuis l’offensive de l’armée tchadienne contre Boko Haram, fin mars, les forces du Tchad ont réussi à neutraliser un millier d’éléments de Boko Haram et à détruire leurs camps se trouvant au Tchad et dans certains pays voisins (Niger et Nigeria), avait annoncé le président Deby.