Mohamed Hedi Abidellaoui
01 Juin 2017•Mise à jour: 02 Juin 2017
AA/ Extrême-Nord (Cameroun)/ Peter Kum
Deux jeunes filles ont trouvé la mort, jeudi matin, dans un attentat-suicide à Djakana, une localité de l’Extrême-Nord camerounais, a appris Anadolu de source officielle.
Selon le gouverneur de la région, Midjiyawa Bakari, une jeune fille a fait exploser la charge qu’elle portait quand elle a constaté que les membres du comité de vigilance l’avaient repérée.
« Elle a été tuée par l’explosion de sa charge », indique le gouverneur, soulignant par ailleurs que deux membres du comité de vigilance de Djakana ont été blessés par cette explosion.
La deuxième fille qui portait également une charge explosive a été abattue par des soldats du Bataillon d’Intervention Rapide (BIR) avant qu’elle ne fasse exploser sa bombe.
Il ne se passe plus de semaine sans que les éléments du groupe terroriste nigérian, Boko Haram, ne traversent la frontière camerounaise pour commettre des attentats.
« Nous vivons constamment dans la peur et nous ne savons plus à qui faire confiance. Les frontières sont ouvertes et les kamikazes peuvent entrer en territoire camerounais à tout moment », se plaigne Bouba Hamadou, commerçant à Dabanga.
« Avant, Boko Haram visait plutôt les expatriés, mais tous ces expatriés sont partis par peur d’être pris en otage. Aujourd’hui, nous payons le prix », poursuit le commerçant Bouba.