Lassaad Ben Ahmed
27 Octobre 2019•Mise à jour: 28 Octobre 2019
AA / Yaoundé / Peter Kum
Deux civils ont été tués, dans la nuit de samedi à dimanche, dans une attaque attribuée à Boko Haram au Souloumri dans le canton de Kolofata, région de l’Extrême-Nord, a appris Anadolu de sources concordantes.
« Plusieurs assaillants armés sont arrivés à Souloumri vers 23h30 (heure locale), ils ont égorgé deux membres du comité de vigilance qui veillaient à l’entrée du village », a indiqué le commandant du secteur de la Force mixte, le général de brigade Bouba Dobekréo, joint au téléphone par Anadolu.
« Lors de cette attaque, des denrées alimentaires et des effets vestimentaires des villageois ont été emportés », a souligné le gouverneur de la région d’Extrême-Nord, Bakari Midjiyawa.
Le gouverneur a indiqué, par ailleurs, que dans la même nuit de samedi à dimanche, un autre groupe de Boko Haram avait attaqué la localité de Kolofata vers minuit.
« Il n’y a pas eu de bilan humain mais plusieurs boutiques ont été cambriolés par les assaillants », a-t-il précisé.
Cette région du Cameroun, comme celles qui bordent le lac Tchad dans les pays voisins (Niger, Nigeria, Tchad) est le théâtre d'une recrudescence des attaques attribuées à Boko Haram depuis juin 2018, selon un rapport de la Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH) publié en janvier 2019.
L'insurrection de Boko Haram, qui a débuté en 2009 dans le nord-est du Nigeria, et sa répression par l'armée, ont fait plus de 27.000 morts et 1,8 million de déplacés dans ce pays.
Elle a gagné le Niger, le Tchad et le Cameroun voisins. Depuis 2015, les pays de la région luttent contre ces terroristes au sein de la Force mixte multinationale (FMM), une coalition régionale engagée autour du lac Tchad avec l'aide de comités de vigilance, composés d'habitants.