Nadia Chahed
26 Décembre 2016•Mise à jour: 26 Décembre 2016
AA/Bujumbura/Jean Bosco
Trois personnes d'une même famille ont été tuées par des hommes armés non identifiés, dans une ville du Nord-ouest du Burundi, a appris Anadolu, lundi, auprès du porte-parole adjoint de la police, Moize Nkurunziza.
Les trois victimes (le père, la mère et leur enfant) ont été attaquées dans la nuit de dimanche à lundi, par des hommes munis de machettes, alors qu'elles rentraient chez elles, au village de Muyange (commune Bubanza dans le Nord-Ouest du Burundi), a ajouté la même source, sans donner plus de précisions ni sur les motifs de l'attaque ni sur l'identité des assaillants.
« L'enquête est en cours et trois personnes ont déjà été arrêtées pour interrogatoire», a poursuivi Moise Nkurunziza.
La province de Bubanza, dont la partie orientale est adjacente à la RDC, et jouxte la réserve naturelle de Kibira, fief des rebelles du Front national de libération(FNL).
La région est régulièrement le théâtre d’assassinats et d'enlèvements.
L’armée et la police burundaise y traquent, constamment, ces rebelles opposés au régime en place. Le 21 décembre dernier, des militaires burundais qui poursuivaient des éléments du FNL,ont dû franchir la frontière avec la RDC, et cinq d'entre auraient été tués sur le sol congolais, selon des sources militaires qui ont préféré garder l'anonymat.
Le Burundi a plongé dans une grave crise, émaillée de violences, depuis le dépôt de la candidature du président Pierre Nkurunziza en avril 2015 pour un troisième mandat qu'il a obtenu en juillet de la même année, en violation de la Constitution et de l'accord d'Arusha qui a mis fin à la guerre civile de 1993-2006, selon l'opposition, la société civile et une partie de son propre camp.
Ces violences ont fait plus d'un millier de morts et poussé plus de 310 000 personnes à fuir le pays, d'après un rapport de la Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH), rendu public en novembre
2016.