Lassaad Ben Ahmed
26 Octobre 2017•Mise à jour: 26 Octobre 2017
AA/Bujumbura/Jean Bosco
Les autorités burundaises et congolaises se sont engagées, jeudi à Bujumbura, à travers un mémorandum d’entente à conjuguer leurs efforts pour «renforcer la sécurité sur la frontière commune».
Bujumbura et Kinshasa s’engagent, notamment, à «mettre en place un plan opérationnel conjoint de neutralisation des forces négatives et d’autres bandes armées déstabilisant les deux pays, notamment par des patrouilles mixtes», rapporte le document.
En outre, les autorités de ces deux pays de la région des Grands lacs ont promis de «mettre en place un cadre d’échange entre les autorités policières et administratives des provinces frontalières».
Par ailleurs, Bujumbura et Kinshasa vont réactiver «la commission technique mixte chargée de la démarcation et de la matérialisation de la frontière commune entre les deux pays».
Pour sécuriser le lac Tanganyika qui jouxte les deux pays, le Burundi et la RDC se sont engagés à «impliquer les forces de la marine des deux pays dans son contrôle afin d’anéantir «les bandes négatives et les bandes armées opérant le long du lac».
Evoquant les réfugiés dans les deux pays, ils se sont engagés à «réactiver la tripartite Burundi-RDC-HCR (Haut-Commissariat pour les Réfugiés) pour relocaliser les camps des réfugiés conformément aux normes internationales ».
Ces engagements conjoints ont été pris après deux jours de consultations bilatérales sur «la paix et la sécurité» entre les deux pays entamées mardi à Bujumbura.
Ont pris part à ces consultations bilatérales les ministres des Relations extérieures des deux pays, ceux de la Défense, les gouverneurs des provinces frontalières entre les deux pays, ainsi que d’autres cadres du Burundi et de la RDC.
La délégation congolaise a été conduite par le vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères de la RDC, Léonard She Okitundu.
Depuis plusieurs années, l’Est de la RDC, en particulier les plaines de Rusizi et les rives du lac Tanganyika aux frontières communes, est le repaire privilégié des rébellions armées qui perturbent souvent la sécurité dans les deux pays.
En août dernier, un rapport de l’ONU a accusé «certains mouvements rebelles d'être liés à la détérioration de la sécurité» dans cette région.