Nadia Chahed
01 Mars 2018•Mise à jour: 01 Mars 2018
AA/Bujumbura/Jean Bosco
Quarante-neuf personnes ont été tuées dans les catastrophes naturelles enregistrées au Burundi en 2017, a déclaré le Commissaire de Police Serge Ntakavura, Assistant du Ministre de la Sécurité publique, dans un communiqué diffusé jeudi, à l’occasion de la célébration de la journée mondiale de la protection civile.
«En 2017, quarante-neuf personnes ont été tuées, 2923 maisons détruites et 14.163 hectares de champs détruites par des catastrophes naturelles», a indiqué Ntakavura, notant que "le gouvernement et ses partenaires ne ménagent aucun effort pour protéger la population des effets néfastes des catastrophes".
Le Burundi a adhéré à l’Organisation internationale de la protection civile le 19 février 2009, la journée mondiale pour la protection civile est aussi célébrée au Burundi depuis cette date».
Au Burundi, ces catastrophes sont généralement liées aux changements climatiques, qui provoquent des inondations accompagnées de glissements de terrain, des incendies ou encore des sécheresses.
En 2016, les catastrophes naturelles avaient fait une quarantaine de morts une quarantaine de personnes tuées et au moins 48.281, familles affectées par des catastrophes dues aux changements climatiques.
Cette situation est aggravée par une crise politique et sécuritaire qui, depuis plus de deux ans, secoue le pays suite à la décision du président Pierre Nkurunziza de briguer un 3ème mandat présidentiel (depuis 2015), jugé illégal par l’opposition et la société civile.
Les violences provoquées par cette crise ont déjà fait plus d'un millier de morts et poussé plus de 400.000 personnes à fuir le pays, selon le rapport de l’agence de l’ONU pour les réfugiés (UNHCR) publié le 30 octobre 2017.