Lassaad Ben Ahmed
08 Novembre 2017•Mise à jour: 08 Novembre 2017
AA/Bujumbura/Jean Bosco
Le gouvernement japonais a octroyé au Burundi un don de 4.5 millions de dollars, destinés à assister les victimes des changements climatiques, a déclaré mercredi à la radio d’Etat, Rtnb, le ministre burundais des Relations extérieures et de la coopération internationale, Alain Aimé Nyamitwe.
«L’Ambassadeur du Japon au Burundi nous a transmis un don de 4.5 millions de dollars, soit l’équivalent de 6300 tonnes de riz. Ce don est destiné à assister la population en proie à la famine, suite aux effets du changement climatique au Burundi», a précisé le ministre.
«Ce don est destiné à assister les victimes des différentes catastrophes naturelles causées par des changements climatiques», a ajouté Alain Aimé Nyamitwe.
L’accord de don, en aide alimentaire, a été signé mardi entre l’ambassadeur du Japon au Burundi, Takayuki Miyashita, et Alain Aimé Nyamitwe, ministre burundais des Relations extérieures et de la coopération internationale.
Dans un passé récent, le Japon a accordé des aides en nature au Burundi, a rappelé le ministre Alain Aimé Nyamitwe.
«En 2013, le Japon a accordé au Burundi plus de 7 millions de dollars pour importer du carburant dans ses deux composantes : gasoil et essence sans plomb», a-t-il déclaré.
«En 2014, le Japon a remis au Burundi un don de plus 8000 tonnes d’engrais chimique, pour aider les agriculteurs défavorisés», a encore dit le MAE du Burundi.
Au Burundi, les catastrophes liées aux changements climatiques constituent une préoccupation nationale ces dernières années. Les événements les plus dangereux sont les glissements de terrains, les inondations et la sécheresse.
En 2016, le ministère des Droits de la personne humaine et des affaires sociales, a dénombré, dans son rapport d'activité annuel, au moins 48.281 familles de victimes des catastrophes dues aux changements climatiques.
Cette situation est aggravée par une crise politique et sécuritaire qui, depuis plus de deux ans, secoue le pays suite à la décision du président Pierre Nkurunziza de briguer un 3ème mandat présidentiel (depuis 2015), jugé illégal par l’opposition et la société civile.
Les violences provoquées par cette crise ont déjà fait plus d'un millier de morts et poussé plus de 400.000 personnes à fuir le pays, selon le rapport de l’agence de l’ONU pour les réfugiés (UNHCR) publié le 30 octobre 2017.