Hatem Kattou
04 Août 2017•Mise à jour: 04 Août 2017
AA/Bujumbura/Jean Bosco
Le mois de juillet a été particulièrement meurtrier au Burundi où 31 assassinats et sept explosions de grenades ont été enregistrés, selon un bilan fourni par la police burundaise.
Dans un communiqué publié jeudi soir et dont Anadolu a reçu copie, le porte-parole du ministère de la sécurité publique Pierre Nkurikiye, précise que juillet a été marqué par "une recrudescence de la criminalité et par des jets de grenades dans les lieux publics".
"Une grenade lancée le 9 juillet au centre Ngoro, colline Shinya de la commune Gatara (nord) a tué 5 personnes et en a blessé 43 autres" et "deux grenades lancées à Bwiza en mairie de Bujumbura, les 11 et 16 juillet sur une antenne de police et dans un cabaret ont fait 11 blessés", détaille le porte-parole.
Au total, 31 cas d’assassinats ont été enregistrés au mois de juillet 2017 et à cela s'ajoute la découverte d’une fosse commune contenant près d'une centaine de corps dans le Sud du Burundi le 18 juillet dernier, rappelle le document.
Le bilan sécuritaire relève en outre 26 cas de vols qualifiés, 7 cas de viols, et 12 cas d’autres crimes et violences basés sur le genre.
La police ne cite toutefois pas les cas d’arrestations ni d’enlèvements.
Dans des bilans fournis séparément par les organisations burundaises de défense des droits de l’homme les données sont revues à la hausse.
En effet, selon le décompte hebdomadaire régulièrement établi par l’ONG SOS-Torture/Burundi, près de 50 personnes ont été tuées au cours du mois de juillet alors qu’une quarantaine d’autres ont été arrêtées.
Le Burundi est, depuis fin avril 2015, secoué par une grave crise politique et sécuritaire suscitée par la décision du Président Pierre Nkurunziza de briguer un 3ème mandat présidentiel jugé illégal par l’opposition et la société civile.
Les violences consécutives à cette crise ont déjà fait plus d'un millier de morts et poussé plus de 416.000 personnes à fuir le pays, selon le rapport de l’agence de
l’ONU pour les refugiés (UNHCR) publié le 31 juillet 2017.