- Les détenus concernés sont «ceux qui purgent une peine ne dépassant pas cinq ans, les femmes enceintes ou allaitant des nourrissons de moins de 3 ans, les détenus vivant avec un handicap flagrant »
Lassaad Ben Ahmed
27 Février 2019•Mise à jour: 28 Février 2019
Burundi
AA / Bujumbura / Jean Bosco
Plus de 3000 prisonniers vont être libérés dans le cadre d’une «grâce présidentielle», a déclaré mercredi sur la radio Indépendante, Isanganiro la ministre de la justice Aimé Laurentine Kanyana.
«Suite à la mesure portant grâce présidentielle pour certains détenus, nous avons mis en place une Commission chargée d’identifier les détenus concernés, plus de 3000 prisonniers vont être libérés», a déclaré la ministre de la Justice Aimée Laurentine Kanyana.
Le 23 janvier 2019, le président burundais, Pierre Nkurunziza, a signé un décret de grâce présidentielle pour certains détenus déjà condamnés pour favoriser la réconciliation.
«Au nom de la paix et de la réconciliation au Burundi, le président de la République a décidé d'accorder la grâce à plus de 3 000 prisonniers qui vont bénéficier pour certains de la remise totale de peine et pour d'autres de la remise partielle », a-t-elle déclaré.
Selon la ministre, les détenus concernés sont «ceux qui purgent une peine ne dépassant pas cinq ans, les femmes enceintes ou allaitant des nourrissons de moins de 3 ans, les détenus vivant avec un handicap flagrant ».
A ceux-là s’ajoutent ceux qui ont déjà purgé les ¾ de leur peine, et bien d’autres, compte tenu de la gravité des délits et de leur comportement dans leurs lieux de détention.
Pour une population de près de 11 millions d’habitants, le Burundi compte plus de 10.000 prisonniers dont près de 6000 condamnés, selon l’ONG SOS-Torture/Burundi. Le taux d’occupation des centres de détention dépasse 250%.
La plupart de ces prisonniers sont des opposants arrêtés pour contestation du 3ème mandat du Président Pierre Nkurunziza.