Lassaad Ben Ahmed
17 Novembre 2019•Mise à jour: 18 Novembre 2019
AA / Ouagadougou / Wendyam Valentin Compaoré
32 terroristes ont été tués vendredi et samedi dans les régions du Centre Nord et du Nord, a fait savoir un communiqué de l'armée burkinabè.
Cette opération menée par les éléments du Groupement de forces pour la sécurisation du Nord du Burkina (GFSN), a été menée en riposte à une attaque dans la région de Yorsala, département de Titao.
24 terroriste ont été tués dans cette opération qui a permis, selon l’armée, de libérer “plusieurs femmes qui étaient retenues par les terroristes et utilisées comme esclaves sexuelles”.
Les huit autres terroristes seront tués par la suite aux environs de Bourzanga, un département de la province du Bam dans le Centre-Nord
Le communiqué de l’armée précise qu’un soldat burkinabè a été tué lors des affrontements.
Cette opération de riposte de l’armée burkinabè intervient au même moment qu’une offensive lancée contre les terroristes par les armées des pays du G5 Sahel.
Une opération qui a eu lieu au cours de deux premières semaines du mois de novembre courant s’est soldée par le bilan suivant : « 25 terroristes neutralisés ou capturés ; 64 motos détruites, 2 véhicules récupérés », ce qui porte un grand coup à la mobilité des groupes armées terroristes (GAT) de cette zone.
« Des armes et une importante quantité de munitions diverses ont été saisies ; plus d’une centaine de téléphones récupérés ; un dépôt de carburant et un atelier de fabrication d’ engins explosifs improvisés (EEI) détruits", ajoute le communiqué.
L'armée ajoute que cette opération d’envergure a mobilisé plus de 1.400 hommes et d’importants moyens terrestres et aériens.
Depuis 2015, le Burkina Faso est englué dans une spirale de violence terroriste qui a fait près de 700 morts civils et plus de 200 soldats selon un décompte fait par des médias locaux.
D'abord concentrées dans le Nord du pays, elles ont ensuite frappé la capitale et d'autres régions, notamment l'est ou encore le Sahel.
Pour rappel, face à cette spirale de violence et d’attaques terroristes, un état d’urgence avait été instauré fin décembre 2018 dans 7 des 13 régions du pays. Une mesure qui a été prolongée de 6 mois depuis juillet et qui sera en vigueur jusqu’au 12 janvier 2020.