Ekip
18 Novembre 2019•Mise à jour: 18 Novembre 2019
AA / Fatih Karakaya
Le chef d’état-major général des armées du Burkina Faso, Moïse Miningou, a demandé à la France d'informer à l'avance "le déplacement des aéronefs afin qu'ils ne soient pas considérés comme des ennemis".
Moïse Miningou s’exprimait dans une lettre adressée à l’attaché de défense de l’ambassade de France au Burkina Faso, en date du 15 novembre courant.
« Depuis un certain temps, il ressort de façon récurrente, que des aéronefs non identifiés survolent nos bases et zones d’opération », affirme le chef d’Etat-major dans ce courrier.
Faisant suite à ce constat, le général précise que "désormais, des instructions ont été données aux unités déployées pour que ces aéronefs soient considérés comme ennemis et traités comme tels".
En outre, l'armée demande à la France d'informer "48 heures à l'avance tout déplacement des aéronefs".
Le fait que cette mise en garde survienne, après que la France soit accusée de fournir des informations aux groupes terroristes attire tout particulièrement l'attention.
Depuis 2015, le pays est sous la menace des organisations terroristes. En effet, depuis 4 ans plus de 600 personnes ont perdu la vie dans des attentats.
D'ailleurs, la semaine dernière, 37 personnes avaient été tuées dans des attaques perpétrées contre une entreprise minière. Le pays avait décrété 3 jours de deuil.