Nadia Chahed
14 Mars 2017•Mise à jour: 14 Mars 2017
AA/Bujumbura /Juvénal Bigirimana
Le Burundi a nié, lundi, les allégations selon lesquelles un groupe armé se serait retranché sur son sol après avoir tué deux Rwandais, tel que relayé dimanche par le ministère rwandais de la Défense.
« Le ministère de la Défense nationale du Burundi a appris via un communiqué du ministère de la Défense du Rwanda, daté du 12 mars 2017, qu’un groupe armé non identifié a attaqué et tué deux personnes et blessé une autre sur le sol rwandais avant de trouver refuge au Burundi », rappelle un communiqué du ministère burundais de la Défense, dont Anadolu a reçu copie
Des allégations niées en bloc par les autorités burundaises. "Aucun groupe armé n’a été remarqué traversant la frontière entre le Burundi et le Rwanda. Le Burundi n’acceptera jamais que les criminels ou les déstabilisateurs dans les pays voisins trouvent refuge sur le territoire du Burundi", poursuit le même communiqué.
Plusieurs incidents semblables ont été signalés durant les derniers mois du côté du Burundi.
Le 30 août dernier, deux ressortissants burundais ont été tués par l’armée rwandaise alors qu’ils traversaient la frontière, au niveau de Cibitoke ( ouest) pour aller vendre leurs marchandises au Rwanda.
Un autre Burundais a également été fusillé le 29 octobre de la même année 2016 alors qu’il était en train de pêcher dans le lac Rweru séparant les deux pays.
Une situation conséquente aux tensions qui marquant les relation entre les deux pays depuis le déclenchement de la crise burundaise.
Le Rwanda s'était, dès le début, positionné contre le troisième mandat de Pierre Nkururunziza, principale cause de la crise.
Depuis les deux pays n'ont cessé de s'accuser mutuellement. Alors que le Rwanda accuse le Burundi d’héberger les milices rwandais "Interahamwe" impliqués dans le génocide rwandais de 1994, le Burundi accuse, de son côté, le Rwanda d’héberger des opposants au pouvoir, responsables de la tentative de putsch de mai 2015 ainsi.