Nadia Chahed
14 Novembre 2018•Mise à jour: 14 Novembre 2018
AA/Alger/ Tarik Zaidi
Djamel Ould Abbas, Secrétaire général du Front de libération nationale (FLN), parti majoritaire au parlement algérien, a décidé mercredi de quitter ses fonctions de Secrétaire général de ce parti en raison de «soucis de santé qui lui imposent un congé de longue durée », rapporte l’agence de presse algérienne (APS, officiel), qui citait une source officielle.
L'intérim sera assuré par le président du parlement, Moad Bouchareb, en attendant que les organes habilités du FLN se prononcent sur son remplacement, précise la même source.
Cette démission de Djamel Ould Abbes, âgé de 84 ans, partisan d’un cinquième mandat en faveur du président Bouteflika, intervient à cinq mois de l’élection présidentielle algérienne marquée par l’incertitude autour de la candidature ou non de Bouteflika affaibli par un AVC depuis 2013 et qui a affecté sa mobilité et son élocution.
Elle intervient également au lendemain d’une polémique autour des critiques proférées par le ministre de la justice, Tayeb Louh, figure influente du FLN, réputé proche de la présidence, à l’encontre de son Premier ministre, Ahmed Ouyahia auquel certains prêtent des intentions pour postuler à la magistrature suprême.
Interrogé par la presse sur ces critiques portant sur l’emprisonnement de cadres (plusieurs centaines dans le cadre de la moralisation de la vie publique) du temps où Ouyahia était chef de gouvernement à la fin des années 1990, Djamel Ould Abbes a pris le parti du Premier ministre.