Lassaad Ben Ahmed
11 Décembre 2017•Mise à jour: 11 Décembre 2017
AA/Alger/Karim Kabir
L’armée algérienne a annoncé, dimanche, l’arrestation de deux individus armés de nationalité tchadienne à In Guezzam (extrême sud, 2000 KM sud d’Alger) alors qu’ils tentaient de franchir la frontière, a appris Anadolu de source officielle.
Dans un communiqué rendu public par le ministère de la Défense, les autorités algériennes expliquent que cette arrestation est intervenue «dans le cadre des opérations visant à renforcer la lutte antiterroriste et contre la criminalité organisée, le long de nos frontières nationales».
Le communiqué précise qu'«un détachement de l’Armée nationale populaire (ANP) a appréhendé, dimanche 10 décembre 2017, au niveau du secteur opérationnel In Guezzam, deux (02) criminels, de nationalité tchadienne, qui étaient à bord d’une motocyclette, tentant de franchir nos frontières nationales».
Ces deux criminels étaient «en possession d’un (01) pistolet mitrailleur de type Kalachnikov et deux (02) chargeurs de munitions garnis», a indiqué le ministère de la Défense.
«Cette opération confirme la grande vigilance et la ferme détermination des forces de l'ANP mobilisées le long des frontières, à déjouer toute tentative d'intrusion, d'introduction d'armes ou d'atteinte à la sécurité et à la stabilité du pays », précise le texte.
Même si elle a souvent annoncé l’arrestation de contrebandiers ou de migrants clandestins, c’est la première fois que l’armée algérienne fait état de la tentative d’infiltration d’individus armés de nationalité étrangère.
Depuis la chute du guide libyen Mouammar Kadhafi et la détérioration de la situation au Nord du Mali, l’Algérie a déployé des milliers de militaires le long de ses frontières.
En janvier 2013, une gigantesque prise d’otages a eu lieu sur le site gazier de Tiguentourine (sud-est) où travaillent plus de 800 personnes par un groupe djihadiste «les signataires par le sang », un groupe dissident d’AQMI (Al Qaida au Maghreb Islamique).
L’assaut de l’armée algérienne avait permis de libérer plusieurs dizaines d’otages, mais 37 avaient trouvé la mort alors que 29 terroristes avaient été tués et cinq autres emprisonnés, selon un bilan officiel.