Algérie: commémoration du 64e anniversaire des accords d'Evian qui ont clos la page du colonialisme français
- A l'occasion, le président algérien, Abdelmadjid Tebboune a rappelé la nature du colonialisme français « dénué de toute valeur humaine »
Ankara
AA / Alger / Aksil Ouali
L’Algérie commémore, ce jeudi, le 64e anniversaire des accords d'Evian, signés le 19 mars 1962, mettant fin à 130 ans de colonisation française. Appelée aussi fête de la victoire, la journée renvoie à la naissance de l'Etat algérien indépendant, qui consacre sept ans et demi de lutte armée.
« Le 19 mars 1962 est le jour où fut proclamée la fin d’une domination coloniale de plus de cent trente ans qui a révélé le visage hideux du colonialisme de peuplement inique, dénué de toute valeur humaine, empêtré dans les massacres, la destruction et le pillage, se livrant aux pires formes d'exactions et de barbarie, mais tremblant et vacillant devant la force du droit et les lois de l'univers qui, à travers l'histoire, ont toujours triomphé en faveur des peuples en quête de liberté », a indiqué le président Abdelmadjid Tebboune, dans un message rendu public à l'occasion.
Selon lui, « Dieu a accordé la victoire au peuple algérien grâce à une Révolution glorieuse dont la flamme ne s'éteint point ». « Une Révolution grandiose, bénie et mémorable », a souligné Abdelmadjid Tebboune, soutenant « qu’un peuple ayant enduré des tragédies, des destruction massives, la politique de la terre brûlée et le pillage systématique, est un peuple dépositaire du legs sacré qui poursuit la marche, guidé par le message des martyrs ».
Pour sa part, l'historien algérien, Mohamed Lahcen Zeghidi, a souligné l'importance de « la célébration de la Fête de la victoire qui constitue un triomphe historique et un legs révolutionnaire impérissable que l’Algérie entend ancrer dans l’édification de son présent et la projection de son avenir, à travers la préservation de la mémoire nationale devenue un choix stratégique pour faire face aux défis actuels ».
Dans une déclaration à la presse algérienne, celui qui co-préside la commission mixte d'historiens algériens et français qui travaille sur la mémoire, a affirmé que la commémoration de cette date s'inscrit dans « un processus plus large visant à valoriser la mémoire et à la préserver de toute altération, en l'ancrant dans la conscience collective des générations successives ».
« La date du 19 mars 1962 constitue une halte nationale fédératrice pour se rappeler les victoires remportées sur la table des négociations après un long parcours de lutte et de sacrifices », a-t-il soutenu. Elle a, a-t-il ajouté, « montré au monde entier l'image noble d'un peuple uni autour de ceux qui ont assumé la responsabilité de négocier, à travers un processus ardu et complexe ayant abouti à l'organisation du référendum d'autodétermination ».
« Ainsi, la signature des Accords d'Evian s'est imposée comme l'une des grandes victoires dans l'histoire des peuples ayant subi les affres du colonialisme, consacrant une réalité dictée par les Algériens libres », a relevé l'historien.
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