Lassaad Ben Ahmed
16 Novembre 2020•Mise à jour: 17 Novembre 2020
AA / Peter Kum
La bonne gouvernance en Afrique a observé un léger repli de 0,2 points en 2019 par rapport à 2018, selon l’Indice Ibrahim de la gouvernance en Afrique (IIAG) publié le 15 novembre.
Avec 48.8 points en 2019 contre 49 points en 2018, l'IIAG indique que la moyenne africaine de la gouvernance globale enregistre sa première baisse annuelle depuis 2010.
Et, « de manière préoccupante », il note que ce recul résulte de la détérioration simultanée de trois des quatre catégories prises en compte dans le calcul de l’IIAG : participation, droits et inclusion, sécurité et Etat de droit et développement humain.
Le rapport souligne qu’« en termes de droits, d’espace pour la société civile et de participation, le continent était bien engagé sur un chemin qui se dégrade » et que « la pandémie a aggravé la trajectoire négative ».
« A l’inverse, les opportunités économiques étaient sur une trajectoire positive de progrès constant et l’impact de la Covid-19 menace à présent ce qui a été accompli de haute lutte dans ce domaine » sur le continent.
Selon l’Indice Ibrahim de la gouvernance en Afrique, les pays bien placés, à savoir, la Mauritanie, le Botswana et l’Afrique du Sud, sont classés respectivement en 1ere, 5e et 6e places. Mais ces pays suivent « un chemin qui se détériore depuis 2015 » dans le classement de la gouvernance.
D’autres pays africains comme la Gambie (16e), la Côte d’Ivoire (18e) et le Zimbabwe (33e) figurent parmi les meilleures progressions de la décennie dans ce classement de la gouvernance sur le continent.
L’IIAG 2020, qui constitue l’ensemble le plus complet de données sur la gouvernance en Afrique, a fourni, ainsi, une image précise des progrès accomplis au cours de la dernière décennie (2010 – 2019) et de la capacité des pays africains à gérer ces défis et à tenir la promesse de l’avenir du continent.
Créé en 2007 par le riche homme d’affaires anglo-soudanais, Mo Ibrahim, l’IIAG est un indice de 0 à 100 points, mesurant la performance des pays dans la progression pour atteindre les objectifs de développement durable (ODD).
Il a fait l’objet d’une révision et annonce pour ses prochaines éditions une réflexion sur le contexte actuel de la gouvernance, notamment le nouveau paysage de la gouvernance et la mise en exergue des opinions des citoyens africains.