Lassaad Ben Ahmed
31 Juillet 2018•Mise à jour: 01 Août 2018
AA / Lomé / Alphonse Logo
Le 20e sommet de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) s’est ouvert sur une note positive : «Le taux de croissance de l’union s’est situé à 6,7 % en 2017 contre 6,5 % en 2016», a rapporté le correspondant d’Anadolu sur place.
Ces chiffres ont été communiqués par Romuald Wadagni, ministre de l'Economie et des finances du Bénin, président en exercice de la conférence des ministres de l’UEMOA, à l’occasion de l’ouverture, lundi soir, à Lomé, du 20e sommet ordinaire des chefs d’Etats de cette instance régionale.
Organe suprême, la Conférence des chefs d’Etats de l’UEMOA définit les grandes orientations de la politique de l’Union. Elle se réunit au moins une fois par an en session ordinaire pour évaluer la mise en œuvre de ses orientations.
La bonne santé de l’économie dans l’UEMOA s’explique, selon Romuald Wadagni, par «le dynamisme des activités de service, la bonne tenue de la production agricole et l’essor du secteur des bâtiments et travaux publics».
«À la faveur de l’approvisionnement régulier des marchés intérieurs en produits alimentaire de grandes consommation, les prix intérieurs ont connu une hausse modérée, le taux d’inflation annuelle moyenne s’est établi à 0,8 % contre 0,3 % en 2016», a-t-il déclaré à l’ouverture du sommet de Lomé.
Et de poursuivre «Dans ce contexte, la banque centrale a maintenu son principal taux directeur inchangé à son plus bas niveau historique, 2,5 % et a fourni les financements requis afin de répondre aux besoins en liquidité».
Wadagni a, en outre, annoncé des avancés en matière d’intégration économique (avec trois pays qui ont respecté les 3 critères de convergence en 2017 contre zéro l’année précédente relatif au solde budgétaire global), d’intégration financière et de financement du développement.
Malgré cet engagement positif dans la transformation structurelle économique, en cours, dans l’espace UEMOA dans un contexte international difficile, le président de la conférence des ministres de l’UEMOA reconnaît l'existence de certains défis.
«Des défis demeurent dans la quête de l’amélioration des conditions de vie des populations, la lutte contre la radicalisation et les conflits armés, le renforcement du marché commun, la poursuite des investissements dans les secteurs clés comme l’eau l’énergie et les infrastructures», a-t-il expliqué.
L’UEMOA compte huit Etats liés par un nombre d'accords économiques et commerciaux, l’usage d’une monnaie commune, le franc CFA.
Il s’agit du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée-Bissau, du Mali, du Niger, du Sénégal et du Togo.
L’UEMOA couvre une superficie de 3 506 126 km2 et compte 119 millions d’habitants.