Ali Atar,Belgin Yakışan,Nur Asena GÜLSOY
01 Août 2018•Mise à jour: 01 Août 2018
AA – Istanbul – Nur Asena Gülsoy
"Nous souhaitons une croissance économique plus équilibrée", a déclaré le président de l'Association des Industriels et des Hommes d'affaires de Turquie (TUSIAD), Erol Bilecik.
Le chef de la TUSIAD a été invité à la Table des Finances de l'Agence Anadolu, mercredi au siège du bureau de l'agence à Istanbul.
Il a commenté la situation économique en Turquie, notant que le pays a "besoin d'une croissance économique plus équilibrée".
"Il nous faut un plan économique réussi, a déclaré Bilecik. Nous constatons que le ministère du Trésor et des Finances le prépare, d'ailleurs. En outre, les réglementations fiscales sont un peu compliquées. Il faut une réforme profonde pour un système fiscal plus simple."
Bilecik a ajouté que "le taux d'inflation est un problème beaucoup plus grave que les taux d'intérêt et les taux de change, pour le monde des affaires", car "la situation devient imprévisible quant le taux d'inflation augmente".
Se félicitant des chiffres concernant les exportations turques, Bilecik a insisté que selon les prévisions de la TUSIAD, "le taux de croissance ne sera aucunement inférieur à 4% en 2018".
Bilecik a mis l'accent sur la "diplomatie de Twitter", et le fait qu'un chef d'État a commencé à annoncer des sanctions contre un pays, via ce réseau de médias sociaux, ce qui peut avoir des effets sur les taux de change.
Le président de la TUSIAD a donc critiqué l'Administration américaine, indiquant que les "messages transmis à la Turquie via Twitter, par le président Donald Trump et son vice, Mike Pence, sont inacceptables".
Ces messages publics diffusés sur Twitter ne résolvent pas les problèmes, mais sont devenus, au contraire, des problèmes, et "nuisent à la communication diplomatique", selon Bilecik.
Le chef de la TUSIAD a conclu en condamnant l'attentat terroriste commis par les séparatistes du PKK dans la province turque de Hakkari (Sud-est), mardi, dans laquelle
Nurcan Karakaya, épouse d'un soldat turc, et leur bébé de onze mois, Bedirhan, sont tombés en martyr.
"L'attentat du PKK nous a profondément attristés, a déclaré Bilecik. Le monde d'affaires condamne l'attentat."
La Justice turque a ordonné l’assignation à résidence du pasteur américain, Andrew Craig Brunson, interpellé le 9 décembre 2016, poursuivi pour ses liens présumés avec les organisations terroristes FETO et PKK et pour "espionnage".
Le parquet d’Izmir (Ouest de la Turquie) a requis contre l’accusé une peine de prison pouvant aller jusqu’à 35 ans.
Le président américain, Donald Trump et son vice, Mike Pence avaient menacé la Turquie de sanctions, la semaine dernière, si elle ne libère pas Brunson immédiatement. Les responsables turcs avaient vivement réagi aux menaces.