Le président cubain Miguel Diaz-Canel a déclaré qu'il n'y avait « aucune justification » pour que les États-Unis lancent une attaque contre son pays, avertissant que toute initiative de ce genre se heurterait à une résistance.
Il n'y a « aucune justification pour que les États-Unis lancent une agression militaire contre Cuba », a-t-il affirmé lors d'une interview accordée à NBC News et diffusée dimanche, ajoutant que les Cubains sont prêts à défendre leur pays même « s'il nous faut mourir ».
Ses remarques interviennent dans un contexte de tensions exacerbées entre La Havane et Washington, alors que les États-Unis maintiennent une forte pression économique sur l'État insulaire par le biais de sanctions de longue date et de mesures politiques.
Diaz-Canel a fustigé ces sanctions, les qualifiant de « génocidaires et cruelles », et a soutenu qu'elles ont aggravé la crise économique et énergétique du pays.
Il a balayé les suggestions selon lesquelles il devrait démissionner pour atténuer la crise que traverse le pays, soulignant que Cuba est un État souverain et indépendant de toute influence extérieure.
« À Cuba, les personnes qui occupent des postes de direction ne sont pas élues par le gouvernement américain », a-t-il affirmé, ajoutant qu'elles sont « élues par le peuple ».
Cuba fait face à une crise économique prolongée, marquée par des pénuries de carburant, des délestages électriques et un accès limité à la nourriture et aux médicaments. Les responsables cubains attribuent une grande partie de ces difficultés aux sanctions américaines en place depuis des décennies, tandis que les responsables américains estiment que des problèmes économiques structurels en sont la cause.
De récents événements ont encore aggravé la situation, notamment la baisse des livraisons de pétrole en provenance du Venezuela et les perturbations continues de la chaîne d'approvisionnement, qui contribuent aux pannes de courant à l'échelle nationale.
Malgré ces tensions, les deux parties ont reconnu maintenir des contacts limités. Le vice-ministre cubain des Affaires étrangères a déclaré que les discussions visant à apaiser la situation en sont encore à un stade « très préliminaire ».
À la fin du mois dernier, le président américain Donald Trump a déclaré que Cuba était le « prochain » sur la liste après l'opération militaire américaine contre l'Iran, ajoutant que la nation insulaire des Caraïbes allait bientôt s'effondrer.
* Traduit de l'anglais par Mariem Njeh