Mümin Altaş,Ayvaz Çolakoğlu
15 Mars 2018•Mise à jour: 15 Mars 2018
AA - Bakou - Ayvaz Colakoglu
Le Premier ministre turc, Binali Yildirim a regretté l'échec de la communauté internationale à identifier des solutions aux problèmes.
Yildirim s'est exprimé, jeudi, lors du 6ème Forum global de Bakou en Azerbaïdjan, organisé sur le thème de «L’élimination des différences pour l’établissement des sociétés inclusives».
Il a noté que malgré l'implication de nombreux pays, aucune issue n'est trouvée au conflit syrien.
«Plus de 70 pays sont impliqués en Syrie, mais aucune solution ne se profile à l'horizon. Pour quelle raison?», s'est interrogé le leader turc qui a mis en cause les rivalités prédominantes qui existent entre les puissances avant de rappeler que ce sont les millions de civils qui paient le prix de cette inaction.
Yildirim a également insisté sur les menaces communes contemporaines à toute l'humanité que représentent le terrorisme, la guerre, la migration de masse et les cyberattaques, assurant qu'aucun pays ne pouvait y faire face seul.
Ainsi, il a appelé les pays à mettre en commun leurs efforts, pour ne pas se retrouver un jour, dit-il, à devoir faire face aux ravages causés par «l'incendie déclaré chez le voisin».
«Il n'est plus possible de rester indifférent à la tragédie humaine vécue en Arakan, aux massacres et génocide perpétrés au Karabagh, a martelé le chef du gouvernement turc. Vous ne pouvez pas dire, face à l'exile des millions de personnes en Syrie et en Irak, qui se retrouvent en situation de réfugiés, que ce n'est pas votre problème.»
Binali Yildirim a notamment attiré l'attention sur la situation des réfugiés et le dérèglement des équilibres mondiaux, propices aux embrasements.
«Plus de 60 millions d'individus sont en situation de réfugiés, a-t-il expliqué. Le nombre des réfugiés dépasse la population de vingt pays sur les 196. De toute évidence, les équilibres de notre monde sont rompues, partout, de nouvelles situations de crises peuvent apparaître à tout moment.»
«Nous devons placer l'humain au centre de nos politiques», a conclu Yildirim avant d'affirmer que la Turquie fournissait de grands efforts pour mettre fin aux désordres qui règnent dans la région.