Sinan Uslu,Barış Gündoğan,Tuncay Çakmak
22 Septembre 2017•Mise à jour: 22 Septembre 2017
AA - Ankara - Tuncay Çakmak
Le Premier ministre turc, Binali Yildirim, a une nouvelle fois appelé les autorités du District Kurde du Nord de l’Irak à faire marche arrière au sujet du référendum sur l’indépendance de la région, prévu ce lundi 25 septembre.
Le Chef du gouvernement turc répondait, vendredi, aux questions des journalistes à sa sortie d’une réunion avec les représentants de l'une des principales confédérations syndicales de Turquie, Turk-Is.
Il s’est notamment exprimé sur le référendum que le District du Nord de l’Irak souhaite absolument maintenir pour dimanche, malgré l’opposition de la Communauté internationale.
"Je tiens à lancer un nouvel appel à Barzani et au District du Nord de l'Irak: Il n'est pas trop tard, vous pouvez encore renoncer à cet entêtement. Ce référendum auquel vous vous obstinez à vouloir organiser alors que le monde entier s'y oppose, ne sera pas une bonne chose pour nos frères kurdes, ni pour la région", a-t-il déclaré.
Binali Yildirim a voulu insister sur la menace que fait peser ce référendum sur la sécurité nationale de la Turquie.
"Je le dis clairement, ce référendum est une question de sécurité nationale pour la Turquie. La Turquie est déterminée à faire usage des droits que lui confèrent la législation internationale et les accords bilatéraux au sujet des questions de sécurité nationale, elle n'hésitera pas à le faire", a-t-il prévenu.
"Depuis le Traité de Lausanne (1923) jusqu'à aujourd’hui, de nombreux traités et accords bilatéraux garantissent les statuts actuels de l’Irak et de la Syrie ont été conclus. Si une initiative visait à remettre en question le statut de ces pays, ce que nous ne souhaitons absolument pas, nous ferons alors le nécessaire", a-t-il ajouté.
Dans cette hypothèse et dans le but de discuter des mesures que pourra prendre la Turquie contre le référendum, le gouvernement turc se réunira ce vendredi à deux reprises lors de réunions présidées par le Chef de l’Etat, Recep Tayyip Erdogan, d’abord en Conseil National de Sécurité puis en Conseil des ministres.
De plus, le gouvernement a soumis ce vendredi un projet de mémorandum qui prolongera, pour un an supplémentaire, la compétence accordée au gouvernement de décider d'opérations en Irak et en Syrie.
"Ce texte ouvre la voie à une intervention au-delà du territoire turc contre toute initiative qui menacerait la sécurité nationale de la Turquie, y compris l'envoi de soldats", a-t-il expliqué.