Mehmet Tosun,Tuncay Çakmak
31 Octobre 2017•Mise à jour: 01 Novembre 2017
AA - Ankara - Tuncay Çakmak
Le Premier ministre turc, Binali Yildirim, a estimé que la Turquie pourrait être le pays du G20 dont la croissance sera la plus forte à la fin de l’année, si sa croissance atteint les 7% comme prévu par le gouvernement.
Le Chef du gouvernement s’exprimait, mardi, lors de la réunion de groupe de sa formation politique à l’assemblée, le Parti de la Justice et du Développement (AK Parti).
Il a commenté l’actualité nationale et régionale, notamment en matière d’économie.
Il est revenu sur les prévisions de son gouvernement concernant la croissance de l’économie turque.
"Sur toute la planète, il n’y a que deux pays dont la croissance est plus élevée que la nôtre : la Chine et l’Inde. Si Dieu le veut, à la fin de cette année, notre croissance sera supérieure à 6% et nous pourrions peut-être même atteindre les 7%. Si ça devait être le cas, alors nous serions le pays du G20 qui enregistre la plus importante croissance économique", a-t-il estimé.
Le Premier ministre turc s’est aussi félicité de la courbe des exportations qui progresse régulièrement depuis plusieurs mois.
"En début d’année, nous nous étions fixés comme objectif d’atteindre cette année 153 milliards de dollars d’exportations. Nous actualisons cet objectif et le passons à 156,5 milliards de dollars. Depuis le début de l’année, nos exportations ont enregistré une augmentation de 10,6%", s’est-il félicité.
Par ailleurs, Yildirim a indiqué que les réserves de la Banque Centrale de Turquie en devises étrangères sont actuellement de 117 milliards de dollars, alors qu’elles avaient reculé à 90 milliards de dollars après la tentative de coup d’état repoussée du 15 juillet 2016.
Dans ce contexte économique favorable, Binali Yildirim a annoncé un certain nombre de mesures en faveur des petites et moyennes entreprises, particulièrement en cas d’investissements et de projets dans le secteur des hautes technologies.
Par la suite, le chef du gouvernement a commenté la situation en Irak et dans le District du Nord de l’Irak.
Le 25 septembre dernier, les autorités du District Nord avaient organisé un référendum illégitime en faveur de l‘indépendance de la région, se frottant aux oppositions de la quasi-totalité de la communauté internationale et du gouvernement central de Bagdad.
Depuis cette date, le gouvernement irakien a entrepris des mesures pour reprendre le contrôle des zones « disputées » et assurer l’unité territoriale et politique du pays.
Le contrôle des postes-frontières qui était assuré par les autorités du District Kurde du Nord de l’Irak est une des priorités de Bagdad.
Binali Yildirim est revenu sur ce sujet, particulièrement concernant le poste-frontière de Habur à la frontière avec la Turquie.
"Ce matin, le poste-frontière de Habur est passé sous le contrôle du gouvernement central irakien. Désormais, nous assurerons du côté turc, tous les contrôles, et de l'autre côté, ce sont les autorités de Bagdad qui les assureront", a-t-il annoncé.
"Nous avions prévenu Massoud Barzani. Il ne nous a pas écouté. Aujourd’hui, il a été obligé de quitter le pouvoir", a-t-il conclu.