Hüseyin Gazi Kaykı,Nur Asena GÜLSOY
22 Mars 2016•Mise à jour: 22 Mars 2016
AA - Ankara - Nur Gülsoy
Le terrorisme dispose désormais d'un réseau international, a déclaré le vice-Premier ministre turc, Numan Kurtulmus.
Kurtulmus s'est exprimé aux journalistes dans la salle de réunion du groupe parlementaire de son Parti pour la Justice et le Développement (AK Parti), mardi à Ankara.
Interrogé sur les attaques survenues à Bruxelles dans la matinée, Kurtulmus a affirmé que la situation est alarmante, montrant l'ampleur qu'a atteint le terrorisme international.
"Nous pouvons dire que le terrorisme dispose désormais d'un réseau international. La Turquie l'affirme depuis le début. Il ne s'agit pas uniquement des auteurs des attaques. Les organisations terroristes disposent d'un soutien de renseignement, de logistique et aussi économique. Il semble que les guerres de tutelle à travers ces organisations, les ont beaucoup encouragées. Les attentats de Bruxelles démontrent que ces organisations profitent du soutien d'autres puissances et d'un mécanisme qui peut transgresser toutes les mesures sécuritaires que prennent les autorités belges dans une telle période", a-t-il expliqué.
Sur l'éventualité du même processus qui aurait pu contrôler les attaques d'Ankara (capitale turque) et dautres en Europe Numan Kurtulmus: "Il est clair que le terrorisme à l'échelle mondiale a une salle [de contrôle] obscure. Est-ce un même et unique centre unique? Impossible de l'affirmer pour l'instant car nous n'avons pas encore assez d'informations sur les attentats de Bruxelles".
Il a ajouté que "les organisations terroristes peuvent avoir des méthodes et des objectifs politiques différents, que ce soit al-Qaïda, Daech, PKK/PYD ou Boko Haram. Leur but [commun] est de terroriser les gens à l'échelle mondiale. C'est de faire passer des messages politiques aux pays à travers les organisations terroristes. Ils cherchent à désorienter les gouvernements en à provoquer crises et chaos mondiaux".
"Autrement dit, il n'y a aucune différence de logique entre les attaques de Boko Haram en Afrique, les attaques d'Ankara, le massacre de Suruc [district de la province turque de Sanliurfa, juillet 2015], et les attaques de Bruxelles", a-t-il encore dit.
Le vice-Premier ministre turc a souligné la nécessité de condamner et combatte le terrorisme sans dire "mais" et sans faire une distinction entre les organisations terroristes. Il a parlé du besoin du partage de renseignement et de coopération urgente entre les pays.
Numan Kurtulmus a noté qu'il n'y pas de préparatifs entamés pour l'instant en vue de redéfinir le terrorisme dans le Code pénal turc.