AA - Ankara - Nur Gülsoy
Il faut établir une coopération plus complète contre les nouvelles organisations terroristes de la région et bien définir les méthodes de lutte, affirme le vice-Premier ministre turc, Yalcin Akdogan.
Le vice-Premier ministre s'est entretenu avec des représentants des médias turcs mercredi à Ankara, et a commenté la position de la Turquie vis-à-vis de la lutte contre l'EIIL.
"Les déclarations de notre Président reflètent la position de la République de Turquie, a-t-il dit. Il insiste sur la sensibilité de la lutte conjointe contre le terrorisme, sur l'importance de la coopération et l'ouverture de la Turquie à une telle collaboration."
"L'attitude de la Turquie face à l'EIIL était claire, a poursuivi Yalcin Akdogan. Les années précédentes, le Conseil des ministres avait qualifié l'EIIL d’organisation terroriste. La position de la Turquie n'autorise pas le doute à cet égard."
Le vice-Premier ministre a assuré que la Turquie fait de son mieux concernant le phénomène des "combattants étrangers", ayant déjà refusé l'entrée sur son territoire à 107 personnes sur 479 suspects. En outre, 6 000 personnes ont été bloquées et 1 000 autres expulsées dans le cadre des contrôles.
"C'est la Turquie qui fait pression pour l'instauration d’une base solide de solidarité et de coopération pour une lutte antiterroriste globale. Il faut donc établir une coopération plus complète contre les nouvelles organisations terroristes de la région. Mais avec quelles méthodes? Il y aurait bien évidemment une coopération, tout le monde est d’accord. Mais tirer des coups de fusil est différent du fait de prendre part à une coalition. On peut coopérer de diverses manières. Je ne peux pas dire comment la Turquie y participera", a dit Akdogan.