AA - Istanbul - Nur Gülsoy
Un autre scénario se déroule à Kobané, a affirmé le président turc Recep Tayyip Erdogan, lors d'un discours prononcé lundi, à l'occasion de l'inauguration de la nouvelle année académique de l'Université Bezmialem à Istanbul.
Le chef de l'Etat turc a souligné que c'est la Turquie qui devrait être préoccupée par ce qui se passe à Kobané, ville syrienne proche des frontières turques où l'EIIL s'affronte avec les kurdes du PYD. Pour le chef de l'Etat turc il y un autre scénario que celui de la défense de la ville qui est entrain de se jouer.
"S'il y a un problème, cela devrait m'affecter moi, pourquoi vous [les chefs des pays étrangers] vous vous en préoccupez? s'est interrogé Erdogan. Daech (EIIL) contrôle 40% de l'Irak, pourquoi vous n'intervenez pas dans ces régions? Pourquoi Kobané? Un autre scénario se joue dans cette ville."
"Chaque jour, des journaux étrangers mènent une opération de manipulation de l'opinion contre la Turquie, par le biais d'affirmations fausses et sans fondement", a lancé le chef de l'Etat turc.
"La Turquie n'est pas un pays qui pliera devant les opérations de manipulation provenant de l'étranger ou des réseaux de trahison de l'intérieur, a-t-il poursuivi. Quelles que soient les allégations et les trahisons, nous déterminerons notre politique étrangère et interne avec notre peuple."
Le président Erdogan a insisté sur les menaces que subit la Turquie, en la comparant à d'autres pays, à cause de sa position géographique.
Selon Erdogan, des organisations terroristes sont actives à l'intérieur et à l'extérieur de la Turquie qui fait également face à des réseaux de trahison internes tels que l'organisation parallèle.
Le président turc a souligné que les pays occidentaux n'hésitent pas à remettre en cause les normes démocratiques quand ils font face à des problèmes de terrorisme sans que cela ne choque personne.