Recep Demir
07 Décembre 2015•Mise à jour: 07 Décembre 2015
AA - Ankara - Tuncay Çakmak
Selon le vice-Premier ministre turc, Mehmet Simsek, la croissance de la Turquie en 2016 a de grandes chances d’être au-dessus des 4%.
Simsek a répondu aux questions du journaliste de la chaîne privée turque NTV, lundi, concernant la situation économique en Turquie.
«Cette année, contre toute attente et malgré les incertitudes, nous finirons 2015 avec une croissance annuelle entre 3 et 3,5%, a-t-il dit. C’est une des meilleures performances parmi les pays en développement. En 2016, nous atteindrons les 4% et même légèrement au-dessus.»
Le vice-Premier ministre a aussi indiqué que le déficit commercial, initialement estimé à 5,4%, sera à environ 4,7%.
«Malgré la crise avec la Russie et la conjoncture mondiale et régionale défavorable, notre pays devrait afficher des performances positives en 2016, contrairement à beaucoup d’autres pays», a-t-il estimé.
Pour Simsek, si l’économie résiste et répond favorablement aux évènements, c’est grâce à la stabilité politique retrouvée au lendemain des législatives du 1er novembre.
La plus grande difficulté qui attend la Turquie dans les mois à venir, c’est le relèvement des taux d’intérêts de la FED (banque centrale américaine) attendu prochainement. Cette perspective peut toucher les pays en développement au niveau des réserves de dollars et des mouvements de capitaux.
Simsek a annoncé, le Premier ministre Ahmet Davutoglu devrait au cours de la semaine annoncer la feuille de route des réformes économiques et structurelles pour les mois à venir.
Par ailleurs, le vice-Premier ministre a expliqué que la crise actuelle avec la Russie, survenue après qu’un avion russe ait été abattu par la Turquie pour avoir violer son espace aérien, n’a pas de «conséquences trop lourdes», estimant que les réactions et déclarations actuelles sont d'ordre émotionnel et qu’elles laisseront la place à un retour à la raison.
Selon Simsek, la dégradation des relations Turquie-Russie va permettre aux producteurs et aux agriculteurs turcs de diversifier les marchés vers lesquels ils exportent, tout en «réorganisant la production agricole dont la quantité a besoin d’être revue».