Esin Işık,Nur Asena GÜLSOY
20 Avril 2017•Mise à jour: 21 Avril 2017
AA – Ankara – Nur Gülsoy
Le porte-parole de la Présidence de la République de Turquie, Ibrahim Kalin a critiqué l'oppression réciproque que s'infligent les sunnites et les chiites.
Kalin a prononcé un discours lors de la conférence organisée par l'Université Yildirim Beyazit et le Centre de Recherches sur l'Iran, sur le thème de «Continuité et Changement en Afrique du Nord, en Turquie et en Iran», jeudi à Ankara.
Il a affirmé qu'il sera erroné de limiter la question du terrorisme uniquement aux organisations telles que Daech et Al-Qaïda, insistant sur le fait que le PKK, et ses branches syriennes PYD et YPG, ainsi que le DHKP-C et FETO, sont aussi des réalités contre lesquelles lutte la Turquie.
Abordant ainsi la tension confessionnelle, Kalin a déclaré: «Ce que nous devons faire, c'est de transformer les différences [confessionnelles] en des richesses. Il faut rappeler aux musulmans chiites et sunnites qu'ils s'inspirent du même livre [sacré], du même prophète, de la même foi et religion. J'estime que les sunnites et chiites ne doivent pas se confronter les uns aux autres. Il faut mettre les intérêts de l'État-nation en avant et cesser les conflits confessionnels. Les sunnites ne doivent pas opprimer les chiites, et vice-versa. Je pense que l'Iran assume une responsabilité importante dans cette question.»
Le porte-parole a rappelé que la Turquie n'a pas fait de distinction entre les trois millions de Syriens ou les Kurdes selon leur confession, lorsqu'ils sont arrivés en Turquie pour fuir les violences.
«Nous avons toujours eu une perspective accueillante», a-t-il ajouté.