Elif Ferhan Yeşilyurt,Ayşe Betül Gedikoğlu
24 Février 2016•Mise à jour: 24 Février 2016
AA - Istanbul - Ayse Betul Gedikoglu
Le vice-Premier ministre turc, Numan Kurtulmus, a indiqué que si une solution "humaniste" n’est pas trouvée pour la crise syrienne,"les guerres de tutelle cesseront" et les forces impliquées dans ces guerres deviendront, elles-mêmes directement, "des parties de la guerre".
Kurtulmus a participé, mercredi, à une réunion de consultation d’un syndicat patronal [ASKON] durant laquelle il a affirmé que le monde traverse une période marquée par d’importantes crises.
Le système politique mondial actuel (Nations Unies, Conseil de sécurité… ) ne répond plus aux équilibres mondiaux d’aujourd’hui, ce qui explique les nombreuses crises politiques, a soutenu Kurtulmus.
"Le système mondial, établi après la seconde Guerre mondiale s’est effondré. Après la fin de la Guerre froide, le système mondial n’a pas pu mettre en place un système monobloc juste et équilibré", a-t-il dit.
Kurtulmus a affirmé que le système politique actuel est incapable résoudre un quelconque problème, donnant l’exemple de la Syrie : "La guerre civile a commencé il y a cinq ans. Depuis trois ans, la Syrie faisait face à des guerres de tutelle qui se terminent à présent. Nous avertissons toutes les forces qui ont participé à ces guerres de tutelle, principalement la Russie et les Etats-Unis, que si «une solution humaniste» n’est pas trouvée pour la crise syrienne alors elles seront, elles-mêmes, directement, "des parties à la guerre"."
"Vendredi prochain, des négociations sont prévues pour le début d'un processus de paix. Nous espérons vivement qu'un cessez-le feu sera établi", a conclu le vice premier ministre.