Muhammed Enes Can,Emrah Güney,Tuncay Çakmak
08 Mars 2016•Mise à jour: 08 Mars 2016
AA - Istanbul - Tuncay Çakmak
Le Procureur Général de la République d’Istanbul, Hadi Salihoglu, a rejeté les accusations selon lesquelles la police aurait utilisé «la force de manière disproportionnée» pour disperser des manifestants opposés à la mise sous tutelle de la société FEZA Journalisme, qui édite et publie le journal Zaman.
Le Procureur Salihoglu a adressé, lundi, une déclaration écrite à la presse, pour répondre aux accusations suite aux événements survenus devant le siège du journal.
Le Procureur explique d’abord qu’il a été constaté que la direction du journal a délibérément «placé des personnes âgées et particulièrement des femmes voilées» devant l’immeuble et qu’elle a cadenassé les portes et entrées pour bloquer l’accès à la délégation responsable de la tutelle.
«Dans les lieux concernés, les forces de l’ordre ont à de nombreuses reprises appelé les personnes regroupées à se disperser, peut-on lire. Les appels n’ayant pas été entendus, les forces de l’ordre sont intervenues avec des jets d’eau et en utilisant la force de manière proportionnée. C’est en prenant la fuite que certaines personnes sont tombées et qu’elles ont été légèrement blessées. Il n’y a aucune preuve que les forces de l’ordre ont utilisé la force de manière disproportionnée.»
La société FEZA Journalisme a été placée sous tutelle, la semaine dernière, par la justice turque pour ses «liens avec l’organisation étatique parallèle illégale FETO» et pour avoir «publié de manière codée les instructions du leader présumé de FETO, Fethullah Gulen».
Par ailleurs, le journal Zaman est accusé d’avoir «truqué» le nombre de journaux imprimés quotidiennement pour percevoir plus de financements publics.