AA - Nicosie - Nur Gülsoy
Le président de la République turque, Recep Tayyip Erdogan a condamné l'attentat terroriste commis dans le sud-est du pays.
En visite à Chypre à l'occasion du 41ème anniversaire de l'Opération de paix, le chef de l'Etat a tenu un point de presse avec son homologue chypriote turc, Mustafa Akinci, lundi à Nicosie.
"Un attentat terroriste a été commis vers 13:00 (11:00 GMT) dans le district de Suruc de la province de Sanliurfa (sud-est), faisant 28 victimes et un nombre élevé de blessés, a déclaré Erdogan. Nous en sommes consternés. Je condamne, personnellement et au nom de mon peuple, les auteurs de cette atrocité."
Erdogan a fait savoir que le Premier ministre Ahmet Davutoglu suit de près l'affaire, et que des ministres se sont rendus sur place.
Un attentat terroriste a été commis lundi matin dans le jardin du centre culturel de la mairie de Suruc. Selon les informations préliminaires du ministère de l'Intérieur, l'attaque a fait 27 victimes et on craint que ce nombre n'augmente.
Le président turc a aussi commenté les négociations chypriotes, déclarant : "Il y avait une sortie avec le plan Annan, il y avait de l'espoir. Les avancées réalisées en Suisse étaient très très importantes. Mais nous n'avons pas pu l'achever. Je souhaite qu'on poursuivra désormais pour les [négociations] terminer. Tout d'abord pour une égalité politique"
Erdogan a déclaré avoir constaté que certains technocrates et dirigeants prenant part aux négociations ont de l'ambition dans ce sens, et qu'il s'en réjouissait.
Il a assuré qu'en tant que pays garant, la Turquie est prête à faire le nécessaire.
Le chef de la délégation de l'administration chypriote grecque, Nicos Anastasiadis s'était retiré des négociations entre les deux parties de l'île, en octobre 2014, en motivant sa décision par "le fait que la Turquie avait déployé ses navires de combat dans la zone de recherche gazière".
Les négociations ont repris entre le président chypriote turc, Mustafa Akinci, et Nicos Anastasiadis, en mi-mai 2015.