Meltem Bulur,Tuncay Çakmak
20 Avril 2018•Mise à jour: 21 Avril 2018
AA - Ankara - Tuncay Çakmak
Le ministère turc des affaires de l’Union Européenne (UE), Omer Celik, a critiqué la Grèce après une décision de justice qui ordonne la libération d’un soldat putschiste turc qui avait fui en Grèce après la tentative de coup d’état repoussée du 15 juillet 2016, alors que ce pays a lui-même subi des coups d’état dans le passé.
Le ministre turc a réagi, vendredi sur Twitter, à la décision de la justice grecque au sujet du putschiste Suleyman Ozkaynakci.
Le Conseil d’Etat grec a conclu, jeudi 19 avril, à la libération sous contrôle judiciaire du membre de l’organisation terroriste FETO.
"La Grèce accueille ouvertement les putschistes qui ont attaqué la démocratie en Turquie. Avec cette décision ouvrant la voie à leur libération est un encouragement", a-t-il d’abord dénoncé.
Pour Celik, les putschistes sont coupables des crimes les plus graves, les plus odieux, "les protéger c’est être complice".
"La Grèce, avec qui nous partageons la même table au sein de nombreuses institutions internationales, est de venu un pays qui défend et protège les ennemis de la démocratie, c’est une cassure importante de l’Histoire", a encore estimé Omer Celik.
Selon lui cette décision coïncide aux tensions récentes entre les deux pays en Mer Egée, notamment à cause des déclarations hostiles et provocatrices du ministre grec de la défense.
"Ces derniers jours, le ministre de la justice lui a emboité le pas. Il a déclaré que les putschistes ayant fui la Turquie après le 15 juillet 2016 pourraient bientôt être libérés. Devant ce tableau, personne ne peut nous parler de justice. Le droit international ne peut protéger des putschistes. La Grèce a piétiné le droit et la justice », a-t-il poursuivi.
"Rien ne peut légitimer une telle décision, surtout venant d’un pays qui a lui-même été confronté dans le passé à des coups d’état", a-t-il conclu.