AA - Ankara - Tuncay Çakmak
Le Porte-parole et vice-président du Parti Républicain du Peuple (CHP), Haluk Koc, a déclaré que «La démocratie, c’est la culture du consensus et de la conciliation. Nous ne devons pas l’oublier, devons agir de façon à tenir nos engagements vis à vis du peuple et tenter de former un gouvernement largement représentatif».
Koc répondait, mardi, aux questions des journalistes à la sortie de la réunion du Comité Central de Direction de son parti.
Apres avoir rappelé que le peuple s’était exprimé de manière responsable lors des Législatives, renforçant la culture de la démocratie en Turquie, Haluk Koc a relevé que "Le peuple a dit clairement non à un gouvernement composé par les seuls membres de l’AK Parti, au vu de la tendance de celui-ci à restreindre les libertés individuelles, à étouffer les affaires de corruption, et à mettre en place un régime autoritaire".
Le porte-parole du CHP a expliqué que «le peuple a adressé un message fort aux partis de l’opposition en vue de former un gouvernement de coalition à large représentation. Ce message a été reçu par notre parti".
Cependant, a-t-il poursuivi, "Le peuple ne s’adressait pas seulement à nous, mais à d'autres formations de l'opposition également. Il est donc important que chacun analyse sérieusement ce message".
Selon Koc, le CHP a pris la mesure des responsabilités dont il a été investi et «Nous agirons de manière constructive. Nous ne serons pas ceux qui provoquerons une crise gouvernementale.»
En réponse à une question portant sur la présidence du parlement et les discussions avec les autres partis dans la perspective de former le gouvernement, Haluk Koc a indiqué: «Pour le moment, aucun dialogue officiel n’a débuté avec le Parti Nationaliste du Peuple (MHP), il est encore trop tôt pour pouvoir répondre à ce genre d’interrogations.»
Concernant l’éventualité de discussions avec l’AK Parti pour la formation d’un gouvernement, Haluk Koc a répondu qu’il ne pensait pas que les électeurs avaient donné un tel message, ajoutant, cependant, que «si la tâche de former un gouvernement est confiée à Davutoglu conformément à la tradition, il est évident que les leaders se rencontreront».